Que cachent les comptes communaux de Sainte-Marie ?

Cette question revient en boucle lorsque l'on interroge Christian Annette, conseiller municipal d'opposition à Sainte-Marie.
Hier, une audience du tribunal administratif de Saint-Denis examinait le recours formulé par l'opposant dès 2009, suite à un conseil municipal restant énigmatique jusqu'à ce jour. Un recours forcé tant le contrôle de légalité de la Préfecture n'avait curieusement pas bronché à l'époque.
Deux griefs y étaient examinés par le juge administratif. L'un sur le fond, le second sur la forme.
"Les comptes administratifs 2009 de la commune avaient été votés sans même la présence du compte de gestion", bafouant le principe de séparation de l'ordonnateur et du comptable, explique le socialiste. Un principe de base des finances publiques. "C'est simple, il n'était même pas inscrit à l'ordre du jour", se souvient Christian Annette.
"Je ne suis pas à sa botte"
"Comment, dans ces conditions, vérifier de la réalité des comptes ?" demande-t-il, pas naïf, y voyant sous cette dissimulation quelque chose de pas réglo.
Mais qu'est-ce que la mairie a voulu cacher ? La question reste posée. "Quand je l'ai fait remarquer lors de la délibération, le maire y a opposé son arrogance habituelle, témoigne l'opposant PS. Jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas de réponse sur ce compte de gestion 2009".
Sur la forme, Christian Annette reprochait à Jean-Louis Lagourgue de ne pas avoir quitté la salle au moment de la délibération par les élus municipaux. Ce grief n'a pas été retenu hier par le juge administratif. Peu importe, "il (le maire, ndlr) a l'habitude de ça. On ne passe pas outre les règles du Code général des collectivités territoriales. C'est la démocratie bafouée. Moi je ne suis pas à sa botte", déclare le conseiller d'opposition. La décision du tribunal sera, elle, rendue dans trois semaines.


