Quatre enfants mineurs sur dix vivent dans une famille monoparentale à La Réunion

À La Réunion, la structure familiale se distingue nettement de celle observée en métropole, avec une prévalence élevée des familles monoparentales. En 2021, près de 42 % des enfants vivent dans ce type de famille, un phénomène amplifié par des conditions de vie plus précaires.
En 2021, à La Réunion, près de 227 700 enfants mineurs résidaient dans une famille, et une proportion importante vivait dans des structures familiales particulières. Quatre enfants sur dix, soit 42 % de la population infantile, grandissent dans une famille monoparentale, un chiffre bien plus élevé que la moyenne nationale, où ce taux ne s’élève qu’à 11 %. "42 % des enfants mineurs vivent au sein d’une famille monoparentale, une part quatre fois plus élevée que dans l’Hexagone (11 %)", selon la dernière étude l'Insee. Ce phénomène, qui touche particulièrement les enfants dès leur naissance, fait de La Réunion un cas à part parmi les départements français.
Conditions de vie moins favorables
Cette situation se traduit par des conditions de vie moins favorables pour ces enfants. En effet, 33 % des enfants issus de familles monoparentales vivent dans des logements suroccupés, contre 23 % pour les enfants dans les autres types de familles. Par ailleurs, ces enfants connaissent davantage de précarité. Le parent qui les élève est souvent moins diplômé et moins fréquemment en emploi, entraînant des conséquences économiques importantes pour ces familles. "Les familles monoparentales sont d’ailleurs les plus touchées, et les mineurs particulièrement concernés : en 2021, 46 % d’entre eux vivent dans un ménage pauvre."
Les familles recomposées, qui regroupent des enfants d’un seul des parents ou des demi-frères et demi-sœurs, concernent environ 9 % des enfants de l’île, une proportion similaire à celle de l’Hexagone. Cependant, les enfants vivant dans ces familles sont généralement issus de fratries plus nombreuses, ce qui accentue parfois la pression économique.
De plus, la garde alternée, qui permet à un enfant de vivre avec ses deux parents de manière partagée, reste relativement rare sur l'île. En 2021, seulement 3 % des enfants mineurs résidant dans une famille monoparentale bénéficiaient de ce mode de garde, bien en deçà des 13 % observés en métropole.
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