Quand les pesticides compromettent la ressource en eau

Le Puits du Baril, situé à Saint-Philippe, illustre la problématique de la pollution des ressources en eau par les pesticides à La Réunion. L’exploitation du captage a été arrêtée en 2016 en raison de concentrations trop élevées en métolachlore, un herbicide couramment utilisé dans les cultures de canne à sucre jusqu'à récemment.
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La concentration maximale admissible de pesticides dans l'eau est fixée à 0,1 microgramme par litre (μg/L) par les normes sanitaires. Lorsque ce seuil est franchi, l'eau devient impropre à la consommation.
Confrontées à des pics de pollution des eaux, les collectivités ont plusieurs options. L'une des méthodes consiste à mélanger l'eau contaminée avec de l'eau d'une qualité chimique meilleure. Ce mélange permet de diluer la concentration de pesticides et de ramener les niveaux de contaminants à des seuils conformes aux normes de potabilité. Cette solution n'est que temporaire, et dans certains cas, elle n'est pas suffisante pour garantir une eau de qualité.
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Un captage trop pollué par le métolachlore
Lorsqu'un captage est trop pollué pour être purifié par dilution ou par d'autres moyens, son exploitation est suspendue. Ce fut le cas pour le Puits du Baril en 2016.
Le Puits du Baril, un captage important pour l'approvisionnement en eau de la commune de Saint-Philippe, a vu ses concentrations de métolachlore, un herbicide utilisé pour contrôler les mauvaises herbes dans les cultures agricoles, dépasser le seuil limite admissible pour l'eau destinée à la consommation humaine.
Ce captage est désormais hors service, et la gestion de la ressource en eau dans la région de Saint-Philippe a dû être réajustée, avec des captages de substitution mis en place pour garantir l'approvisionnement en eau potable de la population.
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