Ces pesticides répandus dans l’eau de La Réunion

Les dernières données révélées par Générations Futures sur les pesticides reflètent une consommation hautement élevée de glyphosate et d’autres herbicides dans les cultures réunionnaises. Une fois dans des sols, les substances s'infiltrent dans les cours d’eau et les nappes phréatiques, polluant durablement les ressources en eau de l’île.
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Une plus forte présence de pesticides dans l’eau sur le littoral Est et celui de Saint-Pierre
Les rivières et nappes phréatiques de La Réunion sont surveillées par l’Office de l’eau, qui effectue des analyses régulières. Les zones les plus touchées par la présence de pesticides sont le littoral Est (de Sainte-Suzanne à Saint-André) et celui de Saint-Pierre. Ces zones, riches en cultures de canne, fruits et élevage, voient des taux élevés de pesticides dans leurs cours d’eau et nappes. Les rivières les plus concernées sont la Rivière Saint-Jean, Sainte-Suzanne, Saint-Étienne et le Bras Panon.
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Atrazine, métolachlore et glyphosate, un cocktail de pesticides bien répandu
Les substances utilisées il y a 20 ans sont toujours présentes dans les sols, et elles sont remobilisées par les pluies et les infiltrations. Parmi les pesticides les plus fréquemment détectés, on retrouve l’atrazine, le métolachlore et le glyphosate.
L’Atrazine déséthyl, produit de dégradation de l’atrazine, est le pesticide le plus répandu dans les cours d’eau et les nappes phréatiques au cours des 10 dernières années. Cette présence continue résulte d'une pollution résiduelle due à l’utilisation massive de l’atrazine avant son interdiction en France en 2003. La forte concentration de cet herbicide dans les eaux réunionnaises témoigne de l'impact à long terme de l'utilisation de ces substances sur la qualité de l'eau pour les années à venir.
Parmi les pesticides encore utilisés*, le métolachlore constitue aujourd’hui l’herbicide le plus souvent observé dans les cours d’eau et les nappes à La Réunion. En 2022, l’île était le 6e département ayant acheté du S-métolachlore, molécule dont le risque pour la qualité des ressources en eau est avéré.
Concernant le glyphosate, si sa présence est observée de façon sporadique dans les nappes, les quantifications du ce pesticide sont beaucoup plus fréquentes dans les cours d’eau que dans les nappes. La Grande Rivière Saint-Jean est le cours d’eau le plus impacté par cette substance avec 24 quantifications relevés sur les 10 dernières années.
*L’usage du S-métolachlore est interdit depuis 2024 seulement.


