Publicités et enseignes lumineuses : Greenpeace La Réunion i éteint tout

Des affiches pointant du doigt l’absurdité de ce gâchis ont été apposées directement sur divers panneaux publicitaires rétro-éclairés, à Saint-Paul Savanna, la Saline et Saint-Gilles, à Saint-Pierre rue des Bons Enfants ou encore dans le quartier de Casabona. La lumière de nombreuses enseignes restées allumées ont été coupées.
Par cette action, le groupe local de La Réunion appelle les pouvoirs publics à imposer l'extinction des panneaux publicitaires lumineux dès 21h et les enseignes dès la fermeture des magasins.
Les militants et militantes réclament également une juste répartition de l’effort de sobriété.
Les messages qui ont été affichés sur les vitrines des grands magasins visités par les militants et militantes de Greenpeace La Réunion, XR, Attac Réunion et CPLC : « Parce que nous traversons une crise énergétique majeure marquée par une forte inflation des factures énergétiques et des risques de coupures en Europe. Parce qu'à La Réunion nous sommes dépendants à plus de 70 % des énergies fossiles pour produire notre électricité. Parce que nous sommes toutes et tous menacés par une crise climatique qui s’accélère. Parce que la loi en vigueur, qui permet aux enseignes de rester allumées en dehors des heures d’ouverture des magasins, n’est pas appropriée. Nous n'avons pas d'autres choix que de passer à l'action »
Greenpeace France rappelle que les récentes dispositions prises par le gouvernement pour réguler les publicités et enseignes lumineuses sont largement insuffisantes et incohérentes avec le discours gouvernemental appelant à “une mobilisation générale” en faveur de la sobriété énergétique.
Greenpeace France est notamment signataire d’une pétition nationale demandant à Emmanuel Macron et au gouvernement d’interdire les écrans publicitaires numériques ou “digitaux”, décriés pour leur caractère énergivore et inutile.
La sobriété énergétique doit être pensée en lien avec la justice sociale avec des mesures contraignantes ciblant en priorité les consommations excessives et des mesures d’accompagnement des plus précaires, par exemple des investissements pour une rénovation globale des passoires thermiques.
La sobriété, ce n'est pas revenir à la bougie, mais bien ne pas illuminer la ville aux couleurs de Noël 2 mois avant, comme à Saint-Pierre !"


