Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale: "la Famille au centre de mes préoccupations"

A l’occasion des discussions sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, j’ai eu l’occasion cette semaine, à de nombreuses reprises, de monter à la tribune de l’Assemblée Nationale pour défendre la Famille, et notamment parmi les plus vulnérables :
- nos Aînés, qui ont beaucoup donné à notre pays et voient après une longue et dure vie de labeur leur pouvoir d’achat une nouvelle fois amputé, en particulier pour ceux qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté à l’image de ceux qui perçoivent de petites retraites agricoles : après la hausse du taux de CSG et l’augmentation des complémentaires Santé, c’est une trop faible revalorisation de 0,3% de leurs pensions de retraite qui est voulue par le gouvernement en lieu et place d’une indexation cohérente sur le taux de l’inflation (de l’ordre de 1,6%). Une telle mesure est inacceptable et va à l’encontre de l’attachement, de la reconnaissance, et du respect qui leur sont dûs !
- nos patients, en particulier les diabétiques de type 1, dont la prise en charge doit être globale et non restrictive, dans un objectif d’amélioration continue de notre système de santé, et notamment pour une meilleure qualité des soins !
- notre Jeunesse, une véritable richesse pour notre pays : pourtant la mise à mal des prestations familiales, avec une revalorisation également faible des plafonds de ressources (0,3%), ne va pas dans le sens d’une politique familiale en faveur de la natalité – dont la chute depuis 2012 est importante - et d’un rééquilibrage de la pyramide des âges en France ! Est-ce ainsi que l’on veut redonner confiance aux familles ? Pourquoi porter atteinte à notre système de sécurité sociale mis en place au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale, symbole de l’Etat Providence et des valeurs républicaines telles que la Solidarité ?
- la Veuve et l’Orphelin, puisque j’ai cosigné un amendement visant à rétablir la demi-part fiscale pour les veufs et veuves ayant un enfant ! Nous ne pouvons accepter ces propositions inquiétantes du gouvernement, car la Famille ne saurait être une variable d’ajustement budgétaire : elle est au cœur de nos sociétés !
Nathalie Bassire, Députée de La Réunion.


