Projet de faire exploser une maison / affaire Narayanin: Le suspect dans les deux affaires sort de détention

Le rôle de chaque protagoniste dans [cette affaire]urlblank:https://www.zinfos974.com/Pour-se-venger-ils-projetaient-de-faire-exploser-une-maison-a-la-Plaine-des-Palmistes_a167899.html n’est pas encore clair. Une affaire qui englobe non seulement un complot pour faire exploser une maison à la Plaine-des-Palmistes en 2019 mais aussi le dossier Narayanin, impliquant l’entrepreneur réunionnais soupçonné d’avoir commandité l’agression d’une avocate à Mayotte en 2016. Et pendant que cette longue instruction suit son cours, le parquet préfère que certains suspects restent derrière les barreaux afin d’éviter tout risque de concertation entre auteurs présumés et assurer qu’ils se présentent le jour du procès.
Mais selon l’avocate d’un des détenus soupçonnés d’avoir voulu faire exploser la maison, l’instruction n’est pas prête de finir au vu de la "ribambelle d’avocats" de Guito Naranayin. "Et pour ce dossier, ce sera pareil, ajoute-t-elle, Giovanni B. devra rester en détention indéfiniment ?"
Mais son client est soupçonné d’être impliqué dans les deux affaires. Placé sous contrôle judiciaire depuis 2016, il se rend à chaque convocation de la justice pour répondre à diverses questions. A-t-il été payé pour agresser une avocate à Mayotte, à la demande de Guito Naranayin ? Puis en août 2020, il est mis en examen pour participation à une association de malfaiteurs et placé en détention provisoire. En 2019, a-t-il proposé 100.000 euros à un individu pour faire exploser la maison d’une dame à la Plaine-des-Palmistes ? C’est un détenu du centre pénitencier de Domenjod qui le dénonce. Ce dernier a d’ailleurs fait circuler un courrier en prison évoquant la préparation de cette attaque au TNT.
Des échanges téléphoniques évoquant des billets d’avion pour récupérer de "la chimique", des personnes en prison, des investissements à l’étranger, la possession d’un fusil et des photos de pièces d’identité… le tout est louche concernant ce suspect qui compte déjà quatre condamnations sur son casier judiciaire, rappelle la parquet.
Des explosifs factices et une histoire de vengeance
Mais ce père de famille nie les faits : "Je n’ai rien à faire dans cette histoire". Il s’agirait d’une histoire de vengeance de la part du détenu de Domenjod, car Giovanni B. l’aurait dénoncé aux gendarmes. C’est pour cela qu’à l’annonce de la prolongation de sa détention provisoire le 23 avril dernier, il a fait appel de la décision. Ce mardi, la chambre de l’instruction a décidé de le libérer et le placer sous contrôle judiciaire.
Pour la défense, les neuf mois de détention provisoire ne sont pas justifiés. "Il aurait commandité avec des explosifs factices la destruction d’une maison que l’on ne connaît même pas, lance Me Marie Briot. Et sur les explosifs, aucune empreinte, pas d’ADN et ils n’ont même pas été retrouvés chez lui. Le seul élément concret est un don de 150 euros à un ami détenu à Mayotte. Mais ça ne prouve rien". Elle poursuit : "En neuf mois, il n’a toujours pas été entendu ; l’instruction n’avance pas".
Présenté comme un bon père de famille en CDI depuis 9 ans et dont la dernière condamnation date de 2010, Giovanni B. sort de détention provisoire en attendant son procès.


