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Problème d'assurance et entreprises ultramarines : la CPME interpelle François Bayrou

Ecrit par J.D – le jeudi 26 décembre 2024 à 08H40
Ceser de France

Face à la crise de l’assurabilité dans les territoires ultramarins, la CPME propose des solutions pour protéger les entreprises fragilisées par les catastrophes naturelles et les émeutes.

Dans un contexte où la crise de l’assurabilité menace les entreprises ultramarines, François Asselin, président de la CPME, et Dominique Vienne, représentant des CPME Océaniques, ont adressé un courrier au Premier ministre François Bayrou. Les catastrophes naturelles, comme le récent cyclone Chido à Mayotte, et les émeutes, telles que celles survenues en Nouvelle-Calédonie ou en Martinique, exposent les petites entreprises à des risques accrus, alors que les assureurs et réassureurs restreignent leurs garanties.

La situation est critique : les dégâts des émeutes en Nouvelle-Calédonie s’élèvent à 1,1 milliard d’euros pour une population de 271.000 habitants. Le cyclone Chido, dont le bilan financier des destructions est encore inconnu, renforce cette vulnérabilité. Pourtant, les réassureurs se montrent de plus en plus réticents à maintenir leurs garanties sur ces risques spécifiques, mettant en péril la capacité des TPE-PME ultramarines à se relever après de telles crises.

Quatre mesures pour répondre à la crise

Pour répondre à cette urgence, la CPME propose quatre mesures concrètes. La première vise à étendre le champ d’intervention de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) aux émeutes et catastrophes naturelles dans tous les territoires ultramarins, avec des couvertures illimitées. Cette initiative serait financée par une surprime sur les contrats d’assurance, avec une garantie de l’État.

Deuxième levier : un renforcement du fonds Barnier, qui pourrait couvrir partiellement les pertes économiques des entreprises touchées et financer des actions préventives. Par ailleurs, la création d’un dispositif mutualisé inspiré du GAREAT (modèle existant pour les attentats) permettrait de limiter l’exposition des assureurs en partageant les risques majeurs. Enfin, la CPME appelle à une renégociation des traités de réassurance CatNat, afin de mieux prendre en compte les spécificités des territoires ultramarins.

« Nos entreprises ne demandent pas d’assistanat, mais des outils pour surmonter les crises et contribuer à la résilience économique et sociale de nos territoires », insistent François Asselin et Dominique Vienne. Selon eux, ces mesures garantiront non seulement la continuité des activités économiques, mais aussi le maintien de la confiance des entrepreneurs dans des régions où les défis se multiplient.

Etiquettes : Assurance | CPME | François Bayrou

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