Pris en flagrant délit de vols, quatre employés d'un magasin Ravate condamnés à du travail d'intérêt général

Un employé d'une marque de peinture proposée dans le magasin de bricolage Weldom du chef-lieu, deux vendeurs du secteur "mobilier d'extérieur" et un vigile ont été poursuivis en correctionnelle pour des vols commis au sein de l'enseigne entre juillet 2022 et septembre 2023.
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L'affaire avait démarré à la suite d'un inventaire, laissant le gérant de l'enseigne circonspect face au manque de matériel découvert à cette occasion. L'exploitation des caméras de surveillance de la boutique ainsi que du parking l'aurait alors alerté sur le comportement de David B., vu en train de remettre des pots à des tiers sans qu'ils soient passés en caisse ou en train de charger du matériel dans son véhicule sous les yeux bienveillants de l'agent de sécurité.
Lors de leurs auditions dans le cadre de l'enquête, David B. avait reconnu détourner de la peinture et appliquer des codes de promotion sur certains produits en empochant la différence, tandis que Lionel C. et son second Ludovic L. déclaraient avoir mis en place un système consistant à envoyer les clients vers David B. qui leur proposait de leur vendre les produits en direct sur le parking du Weldom.
Pour Ravate, le préjudice s'élève à 92.000 euros
Les deux vendeurs auraient, dans leurs déclarations, estimé leur profit à 15.000 euros grâce à ce petit manège qui avait duré un an avec la complicité d'un agent de sécurité qui avait "fermé les yeux".
À la barre du tribunal correctionnel, les déclarations des uns et des autres ont été beaucoup moins explicites alors que pour la société Ravate, le préjudice a été estimé à 92.000 euros. Le parquet s'est, quant à lui, montré prudent face à des preuves pas toujours "exploitables". Des peines de sursis probatoire avaient été requises pour les trois vendeurs et une peine de sursis simple pour le vigile.
Le tribunal correctionnel a annoncé pour David B., Lionel C. et Ludovic L. les condamnations suivantes : 12 mois de prison avec sursis probatoire, l'obligation de travailler et de rembourser l'entreprise. Tous trois devront effectuer 105 heures de travaux d'intérêt général. Le vigile écope de 3 mois de prison avec sursis simple.


