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Saint-Denis : Quatre employés d'un magasin Ravate suspectés de vol via un système bien huilé

Quatre employés du magasin de bricolage Weldom sont poursuivis pour avoir monté un système de vols de marchandises évalué à 92.000 euros par l'entreprise entre juillet 2022 et septembre 2023. L'enquête a révélé des détournements et des ventes organisées en dehors des caisses du magasin. Le tribunal se prononcera le 27 septembre prochain.
Ecrit par I.S. – le samedi 31 août 2024 à 12H19
L'employé chargé du rayon peinture est suspecté de vol (DR)

Un employé d'une marque de peinture proposée dans le magasin de bricolage Weldom du chef-lieu, deux vendeurs du secteur "mobilier d'extérieur" et un vigile sont poursuivis pour des vols commis au sein de l'enseigne entre juillet 2022 et septembre 2023. L'affaire a démarré à la suite d'un inventaire, laissant le gérant circonspect face au manque de matériel découvert à cette occasion. L'exploitation des caméras de surveillance de la boutique ainsi que du parking l'aurait alors alerté sur le comportement de David B., vu en train de remettre des pots à des tiers sans qu'ils soient passés en caisse ou en train de charger du matériel dans son véhicule sous les yeux bienveillants de l'agent de sécurité.

Placés en garde à vue, le premier reconnait détourner de la peinture et appliquer des codes de promotion sur certains produits en empochant la différence, soit 4.000 euros de profit selon ses dires. Lionel C. et son second Ludovic L. déclarent avoir mis en place un système consistant à envoyer les clients vers David B. qui leur proposait de leur vendre les produits en direct sur le parking du Weldom. Les deux vendeurs auraient, dans leurs déclarations, estimé leur profit à 15.000 euros. Le manège aurait duré un an, l'agent de sécurité avouant aux enquêteurs avoir également profité du système en fermant les yeux mais "sans réellement y participer."

"Jamais aussi compliqué d'acheter un pot de peinture"

À la barre du tribunal correctionnel, les versions des uns et des autres ont évolué. David B. noie le poisson dans la peinture, la présidente de l'audience lui faisant d'ailleurs remarquer "qu'il n'a jamais été aussi compliqué d'acheter un pot de peinture". Le vendeur en chef conteste tout au motif que le tribunal dans sa poursuite n'a pas suffisamment détaillé les faits qui lui sont reprochés. À ses côtés, son assistant décrit un processus bien rodé dont il a retiré 2.000 euros. Le vigile indique aux magistrats avoir participé pendant un mois, peut-être deux.

Pour Ravate, le préjudice est évalué à 92.000 euros et tous devront solidairement rembourser. De son côté, la partie accusatrice se montre plus mitigée quant aux preuves exploitables afin de déterminer ce qui a exactement disparu et serait le résultat de ces vols. Raison d'ailleurs pour laquelle les quatre prévenus n'ont pas été jugés dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

En défense, les avocats ont insisté sur ce point ainsi que sur la constitution de partie civile de l'entreprise Ravate en tant que personne morale, un non-sens pour les robes noires qui ont suggéré au tribunal de la débouter de ses demandes. Des peines de sursis probatoire ont été requises pour les trois vendeurs et une peine de sursis simple pour le vigile.

Réponse le 27 septembre.

 

 

Etiquettes : Vol

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