Présidentielle 2027 : Ségolène Royal prête à se lancer si une primaire a lieu à gauche

L’ancienne ministre et candidate en 2007 annonce qu’elle se déclarera si une primaire est organisée selon les statuts du Parti socialiste. Une déclaration qui relance les spéculations sur sa volonté de revenir dans le jeu présidentiel.
Ségolène Royal n’a pas dit son dernier mot. Dix-huit ans après sa première campagne présidentielle, l’ex-candidate socialiste de 2007 se déclare « prête » à se lancer de nouveau dans la course à l’Élysée. « Je ne vais pas me dérober. Si la primaire prévue par les statuts est bien organisée et respectueuse, je serai candidate », a-t-elle confié au Figaro, laissant ainsi peu de doute sur ses intentions en cas de scrutin interne au Parti socialiste.
L’ancienne présidente de la région Poitou-Charentes, qui reste une figure marquante de la gauche, préfère toutefois tempérer les ardeurs. « Il est trop tôt pour parler… et [se] faire démolir », glisse-t-elle, tout en assurant ne pas être « une acharnée de la candidature ».
Début juillet, elle avait déjà confié sur BFMTV « penser » à une éventuelle participation à une primaire. « Retourner à une primaire, c’est prendre un risque et avoir la capacité de défendre des idées », estimait-elle alors.
La perspective d’une primaire pour désigner un candidat commun à gauche divise toujours autant. Si Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a évoqué cette possibilité en juin, l’idée séduit davantage François Ruffin, Marine Tondelier ou encore une partie des socialistes, que Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann, qui s’y opposent fermement.
Ce n’est pas la première fois que Ségolène Royal fait part de ses disponibilités. En décembre dernier, elle avait proposé ses services pour Matignon en cas de chute du gouvernement, et avant cela, elle avait souhaité mener une liste d’union aux européennes. Autant de signaux qui confirment que l’ancienne ministre, loin de se retirer de la scène politique, reste attentive aux opportunités.


