Pour une société plus apaisée.

On a donc besoin d’apaisement dans un moment de rejet fort et de persistance de graves tensions au sein de la population, entre ses différentes composantes. Parce qu’au final, aucun discours présidentiel n’a prôné le compromis et la réconciliation des français les uns avec les autres. Aucun mot n’a été prononcé pour faciliter, indépendamment de leur statut social, toutes celles et touts ceux qui sont le cœur battant de la France. De ce si grand et beau pays sur lequel le soleil ne se couche jamais, en raison de la diversité de ses territoires dispersés aux quatre coins du Monde, en raison de la richesse de son héritage, trésor qui ne cesse de se fructifier au gré de son métissage.
Cependant, quels que soient les résultats des législatives, nous devons avoir en tête que l’amour de notre patrie embrasse dans le même idéal, un bel avenir pour chacun(e) de ses citoyen(nes) qui n’ont pas à être opposé(e)s constamment les un(e) aux autres dans un raisonnement dualiste et manichéen, dans une forme de quasi-fiction et de déni, dans une dichotomie purement rationnelle en dehors de tout esprit affectif, de tout impératif de fraternité entre celles et ceux qui peuvent faire quelque chose pour les autres et qui doivent le faire envers celles et ceux qui en ont le plus besoin, avant que les Appels à la solidarité ne soient exprimés.
Par ailleurs, il ne s’agit pas seulement de générosité ou de philanthropie qui nous serviraient de gage de bonne conscience, qui masqueraient nos propres insuffisances ou encore qui souligneraient nos propres limites. Il s’agit plutôt de faire œuvre d’apaisement au sein de la société. Un apaisement nécessaire, que l’on obtient par la basique revivification de l’esprit d’entraide, de l’activation énergique et vivace de la logique des réseaux au profit de nos jeunes talents et compétences. Au demeurant, il s’agit de redonner la dignité, qu’il(elle) mérite, à chacun(e) par le sentiment d’utilité dans l’expression d’une volonté unanime et manifeste d’engagement envers autrui. Voilà, ce à quoi, chacun(e) d’entre nous, qu’il(elle) soit élu ou pas, doit s’évertuer à lutter contre toutes les formes d’une société portée par la dérive des émotions ou par le débordement de colères face aux injustices les plus flagrantes et aux impuissances les plus frappantes. Chacun(e) peut le faire, à son échelle, à son niveau d’action !


