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Pour un Parti socialiste conquérant

Ecrit par zinfos974 – le lundi 9 novembre 2009 à 15H06

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Le psychodrame vécu par la Fédération socialiste depuis plusieurs mois a pris fin, et l’union s’est faîte autour de la tête de liste aux élections régionales de 2010, Michel Vergoz.

Entre sudistes et nordistes l’armistice a enfin été scellé. Mais il aurait été utile de faire l’économie de telles tensions qui ont considérablement perturbé les militants, les sympathisants, et tous ceux qui a un degré ou à un autre estiment qu’il faut un parti socialiste en ordre de marche dans la situation politique actuelle.

Nombreux sont ceux qui croient que les socialistes constituent plus que jamais une force de propositions et une alternative crédible aux régionales de l’année prochaine. Il ne faut pas les décevoir, dans cette période marquée par la grave crise économique qui frappe toutes les couches de la population, et en particulier les plus faibles.

Face à une gestion sarkozyste du pouvoir marquée par l’illusion et l’arrogance, le Parti socialiste est naturellement le recours espéré et attendu, tant au plan national que régional. Mais il  désespère ses électeurs lorsqu’il étale au grand jour ses querelles et divisions internes.

Il est donc nécessaire de tirer les leçons des difficultés vécues depuis le dernier congrès entre le Sud et le Nord, et qui ont pour origine un litige portant sur la sincérité des votes sur les différentes motions présentées au congrès, et le choix de la candidate aux élections européennes de juin 2009.

De tels différends ne devraient pas survenir et empoisonner durablement la vie des socialistes, tant la démocratie est réelle lorsque les statuts sont appliqués avec rigueur au sein du parti socialiste. Il s’agit de règles de fonctionnement communes à l’ensemble des adhérents, qui s’imposent à tous, et qui font de cette organisation une des plus démocratiques de notre pays.

A l’UMP les chefs de file aux élections régionales, et même certains candidats, sont désignés directement par Nicolas Sarkozy, au-dessus de la tête des militants. D’autres partis partagent de tels écarts démocratiques avec le parti majoritaire.

Au Parti socialiste, les militants ont toujours le dernier mot dans le cadre d’un vote, et les difficultés surgissent parfois d’un excès de cette véritable démocratie interne.

Les socialistes réunionnais ont le devoir de fermer au plus vite la parenthèse des récentes dissensions internes, et de préparer dans les meilleures conditions les élections de mars 2010.

Cela passe par la mise au point d’un projet régional pour la Réunion de demain, qui est d’ailleurs bien avancé, et l’élaboration dans la transparence de la liste des candidats régionaux.

Les difficultés pour choisir les candidats sont innombrables, et à l’instar d’autres listes, l’exercice relève de la quadrature du cercle, tant les ambitions légitimes sont nombreuses, et le nombre escompté de places éligibles restreint.

Mais l’exercice sera réussi dès lors qu’en application des statuts, tous les candidats potentiels soumis au vote des adhérents sont placés au départ sur un même pied d’égalité, dans le respect de la parité et du non cumul des mandats.

Car le PS ce n’est pas l’UMP ! Et les désignations du type EPAD sont bannies de notre fonctionnement.

En définitive, la réussite du PS passe par le partage des responsabilités dans les différentes collectivités. Car rien n’est plus détestable en politique que des élus indisponibles pour la population, et qui sont à la ramasse pour assumer leurs nombreuses casquettes.

Mickaël NATIVEL
Parti Socialiste

 

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