Pour Paulet Payet : "Le Parc des palmiers est en bonne santé"

Après la polémique, à la fin du mois dernier, concernant d’éventuels dégâts au Parc des palmiers causés par un insecte, le charançon Eugnoristus monachus, le maire du Tampon, Paulet Payet, a accepté de revenir sur ce dossier. Il affirme que "le Parc des palmiers est en bonne santé" et dénonce une "tentative de déstabilisation". Selon lui, l’insecte serait présent à la Réunion depuis 1940. "L’insecte existait déjà dans les pépinières où nous avons acheté les palmiers. (…) La FDGDON (Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles) travaille avec nous sur ce dossier", souligne t-il.
Concrètement, d’après les informations communiquées par Annabelle Mir, la directrice des services économiques et de la régie touristique de la commune, sur les 2.837 plans de palmiers qui sont en terre, seulement cinq auraient été touchés par le coléoptère et trois en ont été débarrassés depuis. Le problème serait plus important concernant la pépinière puisque 200 pots auraient été attaqués par l’insecte, ce qui représente environ 0.54% des jeunes plants.
Plus généralement, le parc a toujours eu, à tord ou à raison, ses détracteurs. Initié en 1998 et ouvert au public en janvier 2010, il est situé à Trois Mares et s’étend actuellement sur environ cinq hectares. À terme, le projet s'étendra sur une superficie de 20 à 25 hectares.
Dissémination ?
Outre le problème du coléoptère, les opposants au parc dénoncent ce projet car certaines espèces de palmiers sont considérés comme invasives du fait de la dissémination de leurs graines ; Leur propagation pourrait nuire à la biodiversité des écosystèmes dans lesquels elles se développent. Pour Paulet Payet, cette inquiétude est infondée et le laisse dubitatif. Selon lui, la lutte mécanique serait suffisante pour combattre l’invasion des palmiers et la dissémination des graines.
Quoi qu’il en soit, le maire du Tampon assure vouloir poursuivre le développement de ce projet jusqu'à son terme, l’objectif étant de réunir 1.000 espèces de palmiers et faire de ce parc "une référence mondiale, (...) un véritable outil de développement économique et touristique". Si une dizaine de personnes travaillent actuellement sur le parc, une quarantaine d’employées est prévue, à terme, pour l’entretenir.



