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Pour Nathalie Bassire, Belal a mis en lumière la mauvaise gestion des risques naturels au Tampon

La députée de la 3e circonscription a organisé une conférence de presse ce mardi pour dresser son bilan de la gestion des risques naturels dans sa circonscription. Nathalie Bassire estime que le passage de Belal sur l'île a mis en lumière le manque d'anticipation des risques liés aux catastrophes naturelles et la nécessité d'une intercommunalité du Grand Sud.
Ecrit par Gaëtan Dumuids – le mardi 30 janvier 2024 à 15H10

"L'eau ne fait pas de politique, mais les gestionnaires oui", lance Nathalie Bassire en réponse à l'annonce faite par Michel Fontaine de l'interconnexion des réseaux d'eau entre la CIVIS et la CASUD. Mais ce n'est pas le maire de Saint-Pierre qui est dans le viseur de la députée, mais bien celui du Tampon et sa gestion des risques naturels.

"C'est une gestion court-termiste et à la petite semaine. Les agents de la commune font ce qu'ils peuvent et il faut les féliciter, mais on aurait pu atténuer les résultats du passage de Belal", assure l'élue qui pointe ensuite les exemples apportés par le cyclone. Nathalie Bassire pointe déjà du doigt la promesse de la fin des coupures d'eau au Tampon en mars 2019 lors de l'inauguration de la source de captage Edgar Avril.

Elle remet également en cause les contrats de délégation de service public (DSP) entre la CASUD et Sudéau. Elle estime qu'il est inadmissible que l'achat de groupes électrogènes n'ait pas été inclus dans la dernière DSP. C'est donc 3 millions d'euros qui doivent être ajoutés aux 16 millions d'euros annuels alloués au gestionnaire d'eau du sud.

De plus, elle dénonce le fait que la DSP ne prévoit qu'une cinquantaine de citernes pour une ville de 80.000 habitants. Nathalie Bassire s'agace également du fait que le contrat, qui prévoit 3 litres d'eau par jour et par habitant en cas de coupure, ne soit pas respecté avec seulement 20.000 bouteilles d'eau en stock. "Le centre-ville du Tampon, c'est environ 15.000 personnes. C'est déjà pas assez, alors imaginez pour 4 villes."

Mais pour la députée de la 3e circonscription, cet épisode cyclonique a surtout rappelé la nécessité de mettre en place une grande intercommunalité Grand Sud. "C'est une solution pour mutualiser, optimiser les moyens humains comme techniques et permettre de travailler dans l'intérêt général de la population."

Une mutualisation des moyens qui permettrait de trouver de vraies solutions pour Cilaos, coupé du monde depuis plusieurs jours. "Il faut qu'on pense, à long terme, comment on sécurise cette portion de route jusqu'à Cilaos, mais il faut également qu'on permette à ces familles de vivre, car elles ne peuvent plus aller travailler. Cela doit être intenable pour toutes ces familles", regrette la députée.

 

Etiquettes : Nathalie Bassire

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