Pour l'opposition: "En plus d’être un mauvais gestionnaire, Thierry Robert est un illusionniste"

Alors que le maire a annoncé que la capacité de désendettement de la commune était de 7,5 années, l’homme politique pointe du doigt une incohérence. "Dans le magazine municipal de mai 2016, le maire lui-même indiquait qu’elle était de 10,5 années. Où est la vérité ?", questionne-t-il. Pour lui, les chiffres donnés par le premier magistrat sont "totalement fantaisistes" et assurément destinés à "tromper l’opinion publique pour se donner un sursis qu’il n’a plus".
"Des postes de cabinet déguisés"
Le conseiller municipal s’attarde ensuite sur les dépenses de personnel. "Les impôts indirects rapportent 26 millions d’euros à la commune et la mairie paie le personnel 28 millions d’euros", met-il en avant, avant de reprocher au maire de ne pas prendre de mesures pour contenir ces dépenses.
Pire, il accuse le maire de"continuer à plomber le budget" avec notamment la création de deux postes votée hier en conseil municipal. Des emplois qu’il estime de plus être en réalité des "postes de cabinet déguisés" aux salaires "exorbitants" de 4400 et 6700 euros hors prime. "Thierry Robert est-il un recruteur compulsif ?", ironise-t-il, avant de suggérer : "J’invite les Saint-Leusiens diplômés à postuler pour ces postes…".
S’il le compte administratif 2015 est équilibré, l’élu estime que cet équilibre a été atteint de justesse : "Sans la vente providentielle d’un terrain communal, la section de fonctionnement serait déficitaire", argue-t-il en effet. L’homme politique tient ici à mettre en garde sur une "opération destockage des terrains communaux mise en marche pour remplir les caisses." Il reproche : "Ces terrains ne profiteront pas à la classe moyenne puisque le maire compte les vendre au prix du marché". Et d’assurer que l’opposition veillera à ce que cela "ne profite pas à des promoteurs immobiliers".
Dernier point abordé, le cas de l’école Estella Clain. Selon le conseiller municipal, Thierry Robert a choisi de résilier les contrats avec l’entreprise et la maîtrise d’ouvrage pour passer "en régie" car la commune ne pouvait pas en assumer les coûts. Il déplore le flou qui entoure le projet : "On ne sait pas quand les travaux vont reprendre, si des expertises vont être menées et quand l’école pourra ouvrir". "Thierry Robert fait du bricolage administratif et technique", conclut-t-il.
Remonté, l’élu promet déjà des débats particulièrement houleux pour le prochain conseil municipal.


