Pour le PCR, tous les sinistrés de Mayotte doivent être hébergés en urgence

Dans un communiqué, le Parti Communiste Réunionnais (PCR) appelle les autorités françaises à héberger en urgence les sinistrés du cyclone Chido à Mayotte. Avec 15 000 personnes toujours accueillies dans des centres provisoires, le PCR réclame des actions rapides et un accompagnement digne pour éviter le retour des constructions précaires.
À Mayotte, 120 centres d’hébergement accueillent 15 000 personnes depuis le passage du cyclone Chido. Ces centres sont principalement des écoles qui ont bien résisté. La rentrée scolaire étant fixée au 13 janvier, le délai très court a certainement été anticipé. Après le passage très médiatique du Président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement, et des responsables de partis politiques, le gouvernement devrait communiquer de manière permanente sur les réalités du terrain.
Lire aussi : Cyclone Chido : le gouvernement français doit unir tous les habitants de Mayotte autour d'un plan de reconstruction
En l’absence d’informations tangibles, le Parti communiste réunionnais demande aux autorités françaises de traiter avec dignité et humanité ces sinistrés de longue durée. Il s’agit in fine d’un petit effectif sensible de 15 000 personnes sur une population de plus de 300 000 habitants.
D’autre part, le PCR s’inquiète du risque de reprise des constructions précaires, si la vente de tôle est réservée à une petite catégorie de privilégiés. Au contraire, l’État devrait mettre du personnel technique compétent pour accompagner toutes les personnes qui souhaitent reconstruire leur habitation légalement ou consolider l’existant. Il peut apporter un soutien financier d’urgence. Il peut solliciter la solidarité issue du voisinage qui a montré son efficacité depuis la crise.
Par contre, c’est une mauvaise idée de demander aux entreprises réunionnaises de suppléer aux carences de l’État, en brandissant la carotte du profit des commandes publiques.
La France devrait publier un calendrier précis des objectifs pour que les sinistrés ne se retrouvent pas dans la situation des habitants de Saint-Martin dont la moitié des bâtiments sinistrés n’ont pas encore été reconstruits, 7 ans après le passage du cyclone Irma qui a rasé l’île en 2017.
Bureau de presse du PCR


