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PLR sera vigilant sur la rentrée scolaire "réformée" à La Possession

La section de PLR (Pour La Réunion) de La Possession a choisi d'anticiper la rentrée scolaire par sa rentrée...politique. Gilles Hubert, candidat du parti d'Huguette Bello à La Possession s'attarde, actualité oblige, sur les conséquences de la rentrée scolaire à La Possession, qui fait partie des villes appliquant dès cette année la réforme Peillon. PLR annonce qu'il restera vigilant sur ce sujet. Son communiqué :
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 18 août 2013 à 07H57

L’EDUCATION
Le préambule de la constitution de la Vème République déclare « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture ». Sont réaffirmés les principes d’égalité des chances, de droit à la formation et l’obligation faite à l’Etat d’organiser un enseignement public selon les principes de gratuité et de laïcité.

Une compétence obligatoire de la commune réside en la mise à disposition des bâtiments dans un état satisfaisant afin d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions pour que l’enseignement leur soit dispensé. Les municipalités, soucieuses de faciliter l’apprentissage des élèves de leur territoire, se sont attachées, progressivement, à développer des compétences facultatives, visant à soutenir l’éducation.
 
La question fondamentale à laquelle doivent aujourd’hui répondre les acteurs en présence est celle de savoir comment faire naître les conditions d’un partenariat école/famille qui garantisse à la fois l’éducation à laquelle les parents associent les enseignants et l’instruction à laquelle les enseignants associent les parents. La réponse apportée par la recherche en sciences de l’éducation notamment évoque une coéducation qui associe au projet éducatif l’ensemble des acteurs impliqués dans l’accompagnement de l’enfant vers le statut de l’adulte

La municipalité se doit de favoriser l’accès de l’enfant au sein de l’école tout autant qu’à l’inciter à s’ouvrir sur l’extérieur, sur les principaux sujets de société et participer ainsi à responsabiliser les adultes de demain – je pense ici notamment aux thèmes touchant à l’environnement, le développement durable, la culture, le sport, l’informatique, la santé.

LES BATIMENTS

Chaque quartier devra se doter de structures permettant la découverte de ces différents thèmes. Bien au-delà des activités ludiques, nous développerons des activités éducatives permettant à l’enfant de se réaliser pleinement.

Pour mener à bien ce projet, nous nous devons d’envisager, en absence de locaux vacants dans les quartiers, la création de salles polyvalentes au sein de chaque école tout autant que de terrains à proximité, permettant aux élèves de pratiquer les disciplines sportives que les programmes scolaires ont depuis longtemps rendues obligatoires.

Dans un premier temps, nous pourrions disposer des salles informatiques, quand elles existent, grâce à une opération de dotations de nos écoles en ordinateurs en fond de classe, à l’instar de l’organisation mise en place à Saint-Paul.

Cependant, compte tenu de l’insuffisance actuelle d’infrastructures, il faudra, sans délai, mettre à disposition des élèves un service de transport afin de permettre à tous d’accéder à ces activités.

Il est tout aussi primordial de proposer des minibus équipés en médiathèques mobiles,  afin d’amener nos enfants à développer un attrait pour la lecture, tout autant qu’en attisant en quelque sorte leur appétit de culture.

Hygiène & sécurité

De nombreuses voix s’élèvent régulièrement pour dénoncer le manque d’entretien régulier dans les écoles. Le mauvais état des sanitaires amène trop d’enfants à se retenir toute la journée pour se rendre aux toilettes. Les médecins scolaires ont déjà dénoncé ce phénomène car ils reçoivent régulièrement en consultation des enfants déjà atteints d’incontinence. Il nous faudra donc impérativement organiser les services pour que les toilettes soient nettoyées à chaque récréation.

Au niveau de l’hygiène et de la sécurité, il faut que le suivi de la sécurité des écoles soit impératif. Nous souhaitons la création d’un service expert qui, en relation avec l’ensemble des partenaires œuvrant  dans la sécurité (SDIS, Gendarmerie, Préfecture, DEAL (direction de l’environnement de de l’accès au logement) pilote une programmation visant non  seulement la conformité de l’ensemble de nos écoles, mais aussi l’ensemble des travaux pour une véritable prévention, gage d’anticipation et de gestion réfléchie du patrimoine scolaire

Quant à l’entretien courant, la création d’un service « SOS ECOLE », structure spontanément mobilisable, répondrait instantanément aux besoins en petites réparations, anticipant ainsi les interventions lourdes.

Les anciennes écoles sont devenues obsolètes et certaines classes sont aujourd’hui surchargées. Après avoir rattrapé le retard (dénoncé notamment par les parents sur Victor Hugo à Pichette et Henri Lapierre, en ville), il s ‘agit de mener une véritable politique d’aménagement afin de doter les flux migrants entrants des infrastructures rendues nécessaires, et primordiales lorsqu’elles touchent la scolarité de nos enfants. Ce sera le rôle d’un Schéma Directeur des Effectifs que nous envisageons de mettre en œuvre sans délai. Grâce à ces mesures, il faut savoir que nous avons l’ambition, à l’instar de SAINT PAUL d’accueillir les enfants de moins de 3 ans.

ACCES A LA SCOLARITE DES PLUS PETITS
Le développement de l’accueil en école maternelle des enfants de moins de 3 ans est un aspect essentiel de la priorité donnée au primaire dans le cadre de la loi PEILLON portant refondation de l’école. L’application de cette mesure participe amplement à la promotion de nos plus jeunes et à la facilitation de leur apprentissage et à leur entrée dans la société.
    
La scolarisation d’un enfant avant ses trois ans est une chance pour lui et sa famille. Elle doit être en phase avec ses besoins et se dérouler dans des conditions rendues optimales par un travail commun menée avec l’ensemble de la communauté éducative, incluant les parents

Première étape de la scolarité, elle représente souvent non seulement la première expérience éducative mais aussi la première expérience en collectivité. La précocité de la scolarisation, c’est aujourd’hui démontré grâce à la recherche en sciences de l’éducation, favorise la réussite scolaire. Cette démonstration est encore plus prégnante sur les secteurs les plus défavorisés ou lorsque les familles connaissent des difficultés sociales, culturelles ou linguistiques. Pour autant, le PLR ne souhaite pas cantonner l’application de cette mesure à des secteurs connus pour leur environnement social défavorisé.

De fait, nous prônons la généralisation de cette scolarisation précoce afin de développer, dès le plus jeune âge, la mixité éducative, culturelle et sociale, premier vecteur de lien social – nous avons évalué à une centaine le nombre de familles concernées. Au-delà des conséquences bénéfiques sur les apprentissages des élèves, la scolarisation précoce répond à d’autres attentes :

Il faut savoir qu’elle ne se substitue pas aux autres structures pouvant accueillir ces enfants : elle accroît de fait le nombre de places d’accueil en crèche  car les élèves scolarisés laissent la place à l’accueil des tout petits, très nombreux en liste d’attente. On le voit ici : cette scolarisation doit être pensée dans une logique d’articulation avec les autres structures, et faire, à ce titre, l’objet d’une concertation au niveau local.

Le PLR POSSESSION est persuadé que, pour ces raisons, il est nécessaire de regrouper sous la même responsabilité le dossier de la Petite Enfance et le dossier de l’Education. Ensuite, nous souhaitons ici évoquer une difficulté sociale importante et dont nous regrettons que les politiques actuels n’aient pas eu le souci de traiter…

Si l’école ne permet pas l’accueil des élèves avant 3 ans, toutes les familles dont les enfants fêtent leur anniversaire avant la date de rentrée (donc entre les mois de janvier et août), se voient contraintes d’assumer la totalité du coût de la garderie. La CAF ne participe plus à ces dépenses dès que l’enfant a atteint l’âge de 3 ans.

En raison de tout ce qui vient d’être démontré, nous nous félicitons vivement, aujourd’hui, de l’opportunité offerte par la loi PEILLON qui va désormais permettre non seulement de répondre favorablement aux attentes des familles mais aussi de promouvoir et de développer l’accueil des plus petits, gage de la réussite de nos enfants.

D’autres sujets méritent encore réflexion mais pour conclure, je souhaite aborder un dernier point essentiel : LE PROJET EDUCATIF TERRITORIAL.

Nous souhaitons vivement que les activités mises en œuvre dès cette rentrée soient en adéquation avec les projets pédagogiques. Nous aurions été rassurés si l’application de ce versant de la loi PEILLON avait été reportée en 2014. Pourquoi cette précipitation ?

Nous demandons solennellement que la municipalité réponde à son devoir de formation envers tous les jeunes qui ont été recrutés. Les emplois d’avenir, qu’on pourrait surnommer « emplois de l’espoir » représentent aujourd’hui un formidable tremplin d’insertion pour nos jeunes.

Grâce à une véritable formation diplômante, ils pourront par la suite nourrir l’espoir légitime d’une pérennisation de leur emploi. Je les invite d’ailleurs à consulter la liste de ces formations éligibles au sein des services de la mission locale. Il est loin d’être question, ici, de BAFA, diplôme non professionnalisant, mais de conduire réellement ces bénéficiaires d’emplois avenir, comme leur nom l’indique, à un avenir professionnel digne de ce nom. Nous serons particulièrement vigilants sur cet aspect.

 

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