Planch’Alizé devra être détruit dans six mois : SOS DPM dénonce la réaction tardive des autorités

Installé sur le domaine public maritime à Saint-Paul, le snack-restaurant Planch’Alizé devra quitter les lieux dans un délai de six mois. La préfecture a mis en demeure l’établissement de libérer le site et de remettre la plage en état, une décision saluée par le collectif SOS DPM malgré des critiques sur les délais accordés.
Le snack-restaurant Planch’Alizé, installé sur le littoral de Saint-Paul, devra prochainement disparaître afin de se conformer aux règles de protection du littoral français. Selon les informations de Réunion la 1ère, la préfecture a adressé une mise en demeure à l’établissement afin qu’il quitte les lieux et remette le site en état dans un délai de six mois.
Lire aussi : Le restaurant de plage Planch'Alizé devrait être détruit dès 2025
Cette décision intervient plusieurs années après les premières démarches engagées autour de cette installation située sur le domaine public maritime. La mairie de Saint-Paul avait déjà acté cette orientation lors d’un conseil municipal tenu le 8 septembre 2022.
Le collectif SOS DPM 97.4 a réagi favorablement à cette annonce. Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’association évoque "la démolition prochaine de cet établissement construit sans permis et exploité sans droit ni titre sur le domaine public maritime (DPM), en zone rouge du PPRL, depuis avril 2018 ".
Le collectif considère néanmoins cette décision comme une "victoire amère". "Après des dizaines de courriers d'alerte et demandes d'application de la loi adressés depuis 2022 au préfet", l’association estime que les autorités ont tardé à intervenir.
SOS DPM s’interroge notamment sur l’inaction des pouvoirs publics durant plusieurs années. "Pourquoi les services de l'État et la commune ont-ils fermé les yeux depuis 2018 sur cette situation de non-droit et d'iniquité, au mépris du bien commun et de l'intérêt général ?", écrit le collectif. "Le délai de six mois supplémentaire accordé à l'exploitant est inacceptable", poursuit-il.
Le collectif demande une intervention immédiate des autorités.


