Plaine des Cafres : 52 biches et faons tués par des meutes de chiens

Depuis le début du mois de juillet, Paul Payet et sa voisine Patricia Lecolier subissent des attaques mortelles contre leurs troupeaux de cerfs à la Plaine des Cafres. "A ce jour, pour ma part, 9 biches sont mortes et 1 brebis. Chez ma voisine 43 biches et faons morts, son élevage n’est aujourd'hui plus viable", déplore-t-il.
A l’origine de ces attaques, des meutes de chiens "pas forcément errants", précise Paul Payet. Depuis trois semaines en compagnie d’agriculteurs solidaires du secteur, il mène des rondes de nuit pour surveiller leurs élevages. "Nous les avons observés. Certains chiens ont des colliers et ne sortent de chez eux que tard le soir", décrit l’agriculteur. "Lors d’une ronde, nous avons même vu un chien sauter une clôture de 2m50".
Leur exploitation située à proximité du parcours de santé Tamar'Hauts subirait les conséquences de l'affluence sur le site. "Depuis que ce parcours de santé et l'aire de pique-nique ont été créés, nous assistons à une nette augmentation d'abandon de chiens, certains propriétaires laissent même leurs animaux trainer la nuit alors que le site est interdit aux chiens".
Des plaintes déposées
Selon les informations de Paul Payet, qui s’est tourné dans sa détresse vers tous les services publics, la SEMRRE, en charge de gestion de la fourrière animale sur la CASUD, faute de matériel et d'effectif suffisants, n’aurait plus les moyens de capturer les animaux en cause. "Elle ne possède plus de fusil avec seringue hypodermique ni assez de cages".
Le préjudice subi de dizaines de milliers d'euros est important. "Des biches pleines, des faons ont été tués. Il nous faudra au moins trois ans pour revenir à l’équilibre. Si nous y arrivons".
Des plaintes ont été déposées à la gendarmerie, indique Paul Payet, infirmier de formation, qui par passion a souhaité se reconvertir dans l’élevage.
"La situation ne peut plus durer. Nous ne demandons pas la charité, et encore moins l'assistanat, mais que les pouvoirs publics, qui ont été informés, prennent leurs responsabilités".





