[Pierrot Dupuy] On sent que les municipales arrivent à grands pas !

Ça fait des années que les Dionysiens se plaignent de l’état de saleté de leur ville. Jusqu’ici, la mairie n’en avait pas grand-chose à faire de leurs récriminations.
Et voilà que, la semaine dernière, Gilbert Annette fait mine de soudainement découvrir le problème. Il a même invité les journalistes à l’accompagner au cours d’une opération intitulée « La propreté, c’est l’affaire de tous », qui consistait à effectuer, je cite, « un nettoyage massif » des déchets le long des berges de la ravine Bancoul.
Soudainement, à un an des élections, le maire découvre que, je cite encore, « maintenir une ville propre, c’est aussi lutter efficacement contre les nuisibles. Éliminer les déchets au maximum permet de limiter la prolifération des moustiques et des rats ».
Tout cela est bel et bien. Mais pourquoi diable ne l’a-t‘il pas pris en compte avant ?
Et pourquoi n’agit-il pas efficacement pour résoudre le problème à la base ?
Certes, les berges des ravines sont de véritables dépotoirs. Certes, il vaut mieux parfois ne pas regarder en contre-bas de certains routes ou chemins, tellement nous aurions peur de ce que nous verrions. Certes, nos sentiers sont des poubelles qui ne disent pas leur nom.
Mais un des principaux responsables de cette saleté provient pourtant de certains choix effectués par la mairie et la CINOR…
Que penser de ces tas de déchets qui fleurissent aux quatre coins de nos rues ? La mairie, et la CINOR, ont décidé, pour ramasser ce que nous appelons pudiquement les encombrants, de demander aux Dionysiens de déposer leurs lits cassés, leurs machines à laver hors d’usage, leurs cartons, à des endroits bien définis où ils sont censés être ramassés à date fixes.
Sauf que l’homme est par nature indocile et il est courant de voir des amoncellements de déchets plusieurs jours avant la date du passage des camions.
Résultat : le touriste qui débarque à Saint-Denis est choqué par la saleté de la ville. Quand l’IRT effectue des sondages auprès des touristes qui quittent notre ile et qu’on leur demande les points négatifs de leur séjour, ils citent en premier lieu la saleté !
Le comble est atteint avec ce tas d’ordures quasi-permanent qui trône à quelques mètres de l’entrée du Créolia, un des hôtels les plus huppés de la capitale. En sortant du parking, le touriste a une vue imprenable sur les déchets, en face de lui, de l’autre côté de la rue.
Quelle image il doit se faire du Réunionnais !
Pour y remédier, il faudrait peut-être envisager des containeurs dans lesquels on jetterait nos encombrants, hors de la vue du public.
Ou toute autre solution qui permettrait d’éviter ces tas d’ordures « fanés » un peu partout en ville.
Surtout que, comme le reconnait la mairie elle-même, ce sont de véritables terrains de jeux pour les rats et des réceptacles à moustiques tigres… Un comble en ces temps où la dengue frappe dorénavant toutes les villes de notre ile !


