Perceval Gaillard fait son bilan et annonce qu’il ne sera pas candidat aux municipales

Perceval Gaillard a tranché : il ne sera pas candidat aux municipales de 2026. Lors de sa conférence de rentrée à La Chaloupe Saint-Leu, le député a préféré réaffirmer sa priorité : poursuivre son mandat à l’Assemblée nationale et continuer ses combats pour La Réunion et contre la crise politique nationale.
Le député de la 7ᵉ circonscription de La Réunion, Perceval Gaillard, a tenu sa conférence de rentrée ce samedi 30 août 2025 à La Chaloupe Saint-Leu. Aux côtés de sa suppléante Geneviève Payet et du président de l’association Passeport Pour Saint-Leu, Lilian Gasp, il a dressé le bilan de son mandat, réaffirmé ses engagements et annoncé qu’il ne se présenterait pas aux prochaines élections municipales.
Pas candidat aux municipales
Respectant l’engagement pris lors de sa campagne législative, Perceval Gaillard a confirmé qu’il ne briguerait aucun mandat municipal en 2026. Il a précisé être "ni candidat, ni tête de liste, ni même sur une liste" et préférer "se concentrer à 100%" sur son mandat de député et sur son travail à l'Assemblée.
Perceval Gaillard a rappelé être le député ultramarin "le plus actif en termes de participation aux votes" depuis le début de la 17ᵉ législature. Il a rappelé ses principaux combats menés à l’Assemblée nationale, parmi lesquels la reconnaissance de l’hindouisme dans la fonction publique, la défense du séga, la lutte contre l’interdiction des batay kok ou encore l’obtention de fonds de secours après le cyclone Garance.
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Très impliqué localement, l’élu a mis en avant son action pour l’accès à l’eau potable à La Chaloupe, son soutien aux habitants confrontés à l’érosion côtière à Saint-Louis et l’accompagnement de près d’une centaine de personnes en difficulté dans ses permanences. "Nous sommes confrontés au quotidien aux problématiques sociales : emploi, logement, dettes. Ce mandat, c’est aussi un travail de proximité", a-t-il insisté.
Le député a également rappelé son engagement pour la paix et la justice internationale, en dénonçant notamment "le génocide des Gazaouis en Palestine" et "des Tamouls au Sri Lanka".
Il a défendu son combat pour la préservation du vivant et la santé publique, notamment contre la loi Duplomb et l’utilisation de pesticides. Sur le volet social, il a mis en avant son action pour les droits des enfants, allant de la lutte contre l’affaire Betharram à la prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale.
Concernant la vie chère, il a insisté sur la nécessité "d’aller chercher l’argent là où il est" et sur la mise en place d’une politique économique alternative, plus juste et plus efficace.
Crise politique nationale : appel à la destitution
Sur le plan national, l’élu a estimé que le Premier ministre devait quitter ses fonctions le 8 septembre et a appelé à une mobilisation populaire et syndicale. Selon lui, Emmanuel Macron représente "un danger réel pour la stabilité du pays » et doit être contraint à partir. « La destitution et la dissolution sont les seules solutions pour éviter le chaos", a-t-il martelé.
Sa suppléante Geneviève Payet a longuement dénoncé les dangers de la loi Duplomb et défendu une "clause de sauvegarde" pour protéger les productions locales. Elle a rappelé que la mobilisation réunionnaise contre les pesticides a inspiré d’autres mouvements en Europe. "Le combat continue", a-t-elle conclu.
De son côté, Lilian Gasp a rappelé que les habitants du chemin Emmanuel Payet, privés d’eau potable depuis 40 ans, allaient déposer plusieurs plaintes au Tribunal administratif. "Là où l’eau ne coule pas, c’est la République qui s’assèche. Nous continuerons le combat pour la dignité et l’accès à l’eau potable", a-t-il déclaré.
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