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St-Leu : sans eau potable, des familles en appellent à l’Union européenne

Ecrit par G.D. – le jeudi 24 avril 2025 à 09H46

Privée d’eau potable depuis plus de 40 ans, une quarantaine de familles de la Chaloupe Saint-Leu ne baissent pas les bras. Mercredi 23 avril, une conférence de presse s’est tenue sur le chemin Emmanuel Payet, en présence du député Perceval Gaillard et de plusieurs soutiens. Faute d’avancées concrètes malgré les engagements de l’État, les habitants annoncent porter l’affaire à Bruxelles.

Une conférence de presse s’est tenue mercredi 23 avril au chemin Emmanuel Payet à la Chaloupe Saint-Leu. Elle réunissait le député Perceval Gaillard, sa suppléante Geneviève Payet, le président de l'association Passeport Pour Saint-Leu Lilian Gasp, et Ivrin Cadet, représentant des habitants. Tous ont annoncé leur volonté de porter le combat pour l’eau potable au niveau européen.

Lire aussi : À La Réunion, près de 37% de l’eau potable se perd dans la nature

Privés d’eau potable depuis plus de 40 ans, les habitants de ce quartier de la Chaloupe peuvent compter sur le soutien du député depuis septembre 2023. Une première conférence de presse avait été organisée à cette époque pour alerter opinion, collectivités et État. Une question avait même été posée par Perceval Gaillard à l’Assemblée nationale le 24 octobre 2023. Gérald Darmanin s’était alors engagé à "payer l’ingénierie qui manque", rappelant que tous les citoyens doivent avoir accès à l’eau courante.

Des promesses d'eau potable non tenues, un recours à l’Europe envisagé

Mais 18 mois plus tard, aucune avancée : pas d’eau potable, pas de début de travaux. Face à cette inertie, la secrétaire régionale EELV Geneviève Payet a rappelé la loi de 2022 garantissant un accès quotidien à l’eau, et la directive européenne de 2023 qui renforce ce droit pour les populations vulnérables. Le député et les habitants souhaitent saisir le Comité européen des droits sociaux, le Parlement européen et d’autres instances à Bruxelles, pour forcer l’État à respecter sa parole.

Ils demandent l’inscription de ce droit humain dans le droit français, au-delà du simple service public, en définissant un accès "« "suffisant et adapté à l’eau potable".

Un combat politique et institutionnel

Perceval Gaillard a aussi pointé la responsabilité des anciens maires de Saint-Leu, de l’État – qui a transféré la gestion de l’eau aux intercommunalités – et de la gestion actuelle dans la commune. Il a dénoncé un service défaillant, tant sur les prix que sur l’absence de réponse aux familles concernées.

Geneviève Payet a rappelé que ce n’est pas une crise climatique, mais un problème politique. Elle portera ce dossier à la conférence sur l’eau du 30 avril, organisée par la préfecture.

Lilian Gasp, de l’association Passeport Pour Saint-Leu, a réaffirmé son soutien aux habitants et à Ivrin Cadet dans cette lutte pour des conditions de vie dignes. Enfin, Perceval Gaillard a tenu à rappeler, preuves à l’appui, que de nombreux habitants possèdent des titres de propriété depuis 1982. Il s’engage à poursuivre le combat pour que plus aucun Réunionnais ne soit privé d’eau potable.

Etiquettes : Eau | Perceval Gaillard | Saint-Leu

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