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Pendant 10 ans, il abuse de sa fille mais nie en bloc

Ecrit par L.C – le jeudi 15 mai 2025 à 06H41

Ce mardi 13 mai, un homme soupçonné d'agressions sexuelles et de viols sur sa fille a vu sa détention prolongée de six mois. Les faits se sont étalés sur 10 ans.

Les premiers attouchements seraient survenus lors d'un voyage à Maurice. Un père de famille aurait profité d'un massage qu'il pratiquait sur sa fille, âgée à l'époque de 10 ans, pour l'agresser sexuellement. Par la suite, il aurait tenté de la pénétrer.

Ces faits se sont répétés d'année en année, jusqu'à ce que, 10 ans après ce voyage et la séparation de ses parents, la victime, tout juste majeure, décide de déposer plainte en novembre 2022.

Lors de la lecture des faits reprochés, le tribunal explique ainsi que les deux avaient une relation complice. Si, pour la jeune fille, cela relevait d'une affection normale d'une fille pour son père, ce dernier, au contraire, était attiré par elle.

Pire encore, l'homme réfute ces accusations, tantôt en faisant pression sur sa fille, lui intimant de retirer ses accusations pour ne pas "briser toute la famille". Il affirme aussi que ces dénonciations sont alimentées par son ex-compagne, mère de la victime, qui souhaitait lui nuire.

Un casier judiciaire vide, mais un risque de récidive

Son casier judiciaire étant dénué de mention, des signes laissent à penser que la récidive n'est pas exclue chez ce père de famille. L'avocate générale souligne le manque total d'empathie du prévenu et des épisodes qui laissent à penser qu'il a un problème de sexualité.

Son ancien emploi, conducteur de bus, l'a amené à côtoyer un jeune public. C'est dans ce cadre qu'il aurait montré des vidéos à caractère pornographique à des jeunes filles. De même, son ancienne belle-mère assure qu'il s'est déjà exhibé nu devant elle.

De plus, l'homme affirme que sa fille était "consentante", ce que rejette le ministère public au vu de son jeune âge, et de l'emprise qu'il exerçait sur elle : "comme si une gamine pouvait librement dire non à son père," argue l'avocate générale.

Le risque de pression sur les témoins étant également avéré, la justice a décidé ce mercredi 14 mai de maintenir son placement en détention avant son procès prévu en octobre prochain.

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