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PCR : "Un débat nécessaire, entre nous"

Ecrit par N.P. – le mercredi 5 février 2025 à 18H03
Parti Communiste Réunionnais

Dans un communiqué, le Parti Communiste Réunionnais (PCR) revient sur l’histoire violente qui a marqué la naissance du peuple réunionnais et plaide pour une reconnaissance des souffrances liées à l’esclavage. Il appelle à un débat de fond sur les violences du passé pour bâtir une société plus juste et apaisée.

Le communiqué :

Le peuple réunionnais est né d’un crime contre l’Humanité : l’esclavage. C’est le 22 décembre 1988 que les députés du PCR ont déposé une proposition de loi qui a ouvert la voie à un débat parlementaire, permettant la reconnaissance d’un régime de violence extrême qui a duré deux siècles.

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Cependant, le grand débat dans toute la société sur la reconnaissance des actes de cruauté ayant entraîné l’odieux n’a jamais eu lieu. Nous vivons dans un même espace où, faute de ce débat, le manque de confiance et la suspicion deviennent la règle. Sans le deuil, il ne peut y avoir d’intégration, encore moins de résilience, laquelle repose sur le respect réciproque.

Dès le départ, l’abolition du statut d’esclave, qui est un acte historique, a été entachée par l’absence de moyens matériels accordés aux individus et aux familles pour construire la liberté réelle, tant rêvée. Même pas un minimum de réparation.

Parallèlement, l’indemnisation des propriétaires des 62.000 esclaves, à raison de 750 francs par individu, demeure incompréhensible pour les générations qui ont tant souffert.

Aujourd’hui encore, la société réunionnaise repose sur une violence extrême, enfouie, prête à éclater à la moindre modification de l’équilibre précaire. La pénurie d’emploi, le manque de logements, les inégalités de revenus, l’absence de reconnaissance publique, les confrontations de voisinage ou encore les différences culturelles nourrissent frustrations et rejets, renforçant la division sociale.

Les gouvernements successifs en France et leurs relais à La Réunion ont échoué à bâtir une société ouverte.

C’est pourquoi, depuis sa fondation, le PCR réclame la responsabilité individuelle et collective des Réunionnais. Nous avons hérité d’une histoire de violence permanente et d’une géographie limitée. La résilience ne pourra être atteinte que par un débat courageux et permanent. D’ici là, nous devons sauvegarder l’essentiel et veiller à préserver l’unité, si fragile soit-elle.

Bureau de presse du PCR

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