Paul Vergès dénonce une "intrusion de considérations politiciennes" dans Air Austral

Hier s'est tenue l'assemblée générale extraordinaire d'Air Austral qui a vu la révocation de Paul Vergès, désormais ancien président du Conseil de surveillance, au profit du président de Région, Didier Robert. Une AG à laquelle n'a pas participé Paul Vergès, retenu à Paris. Dans un communiqué, le sénateur PCR, a tenu à réagir face aux décisions prises hier au siège social de la compagnie aérienne réunionnaise.
Dans son communiqué, Paul Vergès indique avoir "pris connaissance" des décisions prises au cours des deux assemblées générales. Le sénateur s'est tout d'abord "félicité" de l'augmentation de capital. "Dans un contexte de difficultés financières conjoncturelles, il est normal que les actionnaires accompagnent leur entreprise. L’effort important de la SEMATRA mérite d’être salué", souligne l'ex président du Conseil de surveillance de la compagnie. Ce dernier explique avoir pris acte de la révocation des membres du conseil de surveillance, même si à "aucun moment n’a été discuté le bilan du mandat exercé par les membres sortants".
Le sénateur PCR et ex président de Région revient sur ses années de gouvernance au sein du Conseil de surveillance, notamment sur le "positionnement" d'Air Austral sur l'ouverture de ligne long courrier. "Air Austral est ainsi devenue un véritable outil de désenclavement de La Réunion et de mobilité des Réunionnais. C’est un acquis considérable", explique-t-il.
Mais pour Paul Vergès, le plus grave semble "le soutien financier" apporté à la compagnie, soutien conditionné à "des objectifs politiques". "L’exploitation de difficultés financières conjoncturelles pour remettre en cause la stratégie de développement d’Air Austral et poursuivre des objectifs de posture politique est regrettable et suscite légitiment des inquiétudes. L’intrusion de considérations politiciennes dans la vie de l’entreprise représente un grand danger pour la compagnie", ajoute-t-il avant de conclure que son seul "souhait" sera que la compagnie reste au service du "désenclavement" de la Réunion.


