Papangue 2026 : plusieurs militaires comoriens désertent en pleine manœuvre à La Réunion

Alors que l’exercice interarmées Papangue 2026 s’achève ce jeudi 26 mars, plusieurs militaires comoriens engagés dans la manœuvre ont disparu sur le territoire réunionnais. Une enquête est en cours pour tenter de les localiser.
C’est un incident sensible en marge d’un exercice militaire d’ampleur. Comme l'ont révélé nos confrères d'Antenne Réunion, plusieurs militaires d’origine comorienne participant à Papangue 2026 ont quitté leur unité sans autorisation ces derniers jours à La Réunion. Au total, sept soldats sont aujourd’hui portés disparus, selon nos informations.
Les faits se sont déroulés en plusieurs temps. Une première vague concerne cinq militaires qui auraient déserté depuis le Sud où se déroulait une partie des exercices entre la base aérienne de Gillot et différents terrains d’entraînement. Deux autres disparitions ont ensuite été signalées, portant à sept le nombre total de défections recensées. Les soldats déserteurs ont bénéficié de "relais au sein de la communauté comorienne à La Réunion" pour organiser leur désertion, selon une source.
Sept soldats manquent à l'appel
Sur les quelque 1.500 militaires engagés dans Papangue 2026, le contingent des Comores comptait 20 militaires. Parmi eux, sept manquent désormais à l’appel. Ces soldats étaient censés être hébergés soit sur la base aérienne, soit au sein des structures militaires mobilisées, notamment au RPIMA, ou directement sur les zones d’exercice.
Autre élément notable : leurs documents d’identité n’étaient pas en leur possession. Comme c’est souvent le cas dans ce type de déploiement, les passeports étaient conservés par le chef de détachement. Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver les militaires concernés.
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Cet épisode intervient alors que l’exercice Papangue 2026, organisé du 23 au 26 mars, mobilise près de 2.000 militaires issus de plusieurs pays de la zone océan Indien. Pensée comme une démonstration de coopération régionale et de capacité de réaction face aux crises, la manœuvre se voulait aussi un symbole de solidarité entre forces partenaires.
Reste que ces disparitions viennent rappeler les réalités humaines et migratoires qui peuvent surgir en marge de ce type d’opérations, dans un territoire comme La Réunion, au cœur des équilibres régionaux.


