Nathalie Kosciusko-Morizet : "Il ne faut pas se focaliser que sur le Dash"

Pas de retard cette fois-ci, dans le planning de la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Arrivée à 8 heures sur le site du Gîte des Tamarins par hélicoptère, la ministre n'a pas hésité à serrer les mains des quelques sapeurs-pompiers toujours impliqués dans la surveillance du site calciné.
Les premiers mots de la ministre ont été ceux du "constat de désolation, surtout vu du ciel" a-t-elle ajoutée. Avant d'atterrir au Gîte des Tamarins qui se situe à environ 6km du croisement route du Maïdo et route de Tévelave, elle avait en effet pu survoler la zone sinistrée.
Elle n'a pas tardé à rappeler que ses premières remarques allaient à l'endroit "du personnel qui a combattu le feu". Sur le site, seulement une dizaine de pompiers sont encore en poste, un mois et demi après le départ de l'incendie.
En termes de moyens, la ministre a voulu éteindre l'incendie, du Dash, cette fois-ci. Comme un symbole, le retard pris pour faire appel à l'appui aérien (autre que héliporté) a marqué les esprits. "Il ne faut pas se focaliser que sur le Dash. Le Dash n'est intervenu qu'à la fin de parcours, après le travail conséquent des hommes. La lutte se gagne grâce au déploiement d'un panel de dispositif".
Pour calmer l'impatience ardente des politiques locaux, Huguette Bello était évidemment présente ce matin, la ministre a toutefois annoncé que "les moyens nécessaires seraient déployés si nous en avons besoin", avion bombardier ou pas. "J'écoute les spécialistes des feux de forêts. Ce sont eux qui déterminent les moyens dont ils auraient besoin".
Elle poursuit, en pointant du doigt une retenue collinaire : "Regardez, juste là, cette réserve n'était pas opérationnelle pour l'incendie de 2010. Elle l'a été cette fois-ci". Une manière de ne pas noircir le tableau.
Avant de quitter le site du Gîte des Tamarins où elle passera une bonne demi-heure en huis clos avec le commandement du SDIS et des élus (Didier Robert, Nassimah Dindar Huguette Bello, Thierry Robert), Nathalie Kosciusko-Morizet a promis que des moyens humains et matériels plus conséquents verraient le jour. Son contenu sera dévoilé vers mai 2012, un peu avant la saison sèche. Une piste a été évoquée : installer du matériel adéquat pour charger un avion bombardier en retardateur sur la base militaire 181, inexistant pour le moment. Une dernière phrase de la ministre a enfin évoqué une culture du risque incendie peu présente à la Réunion, "comme les élus ont pu me le dire à l'instant". "Il faut que les réunionnais s'approprient la culture du risque incendie, de la même manière que la culture du risque cyclone est intégrée".
A 10h, la ministre décollait du Maïdo pour rejoindre le bas de la rivière, à l'entrée de la ville de Saint-Denis.



