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NAO dans le BTP : après l’échec des discussions, la FRBTP défend sa proposition

Ecrit par N.P. – le mardi 2 décembre 2025 à 08H00

Alors que les trois principaux syndicats du BTP envisagent une grève début 2026 faute d’accord lors des négociations annuelles obligatoires, la FRBTP explique point par point sa position dans un communiqué.

Faute d’être parvenus à un accord lors des négociations annuelles obligatoires, les trois principaux syndicats du BTP évoquent déjà la perspective d’une grève début 2026, après les congés du bâtiment. Une position que la Fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics (FRBTP) conteste, en souhaitant rappeler les éléments qui, selon elle, ont été passés sous silence.

Lire aussi : Une grève envisagée dans le BTP après les congés de fin d'année

La FRBTP précise d’abord que la commission sociale disposait d’un mandat clair : aller jusqu’au niveau de l’inflation de septembre 2025, soit une hausse maximale de 1,2 %. Ce cadre avait pour objectif de concilier deux impératifs jugés prioritaires par la profession : préserver le pouvoir d’achat des salariés, tout en tenant compte de la capacité réelle des entreprises à absorber une augmentation salariale. La fédération rappelle que le secteur traverse une séquence marquée par "une baisse d’activité historique sur 2024-2025, une hausse des liquidations judiciaires et un recul de l’emploi".

Dans un "esprit d’ouverture", la FRBTP explique avoir proposé une hausse de 1,45 %, soit 0,25 point de plus que l’inflation, dépassant donc son mandat initial. Elle réfute ainsi l’idée que les discussions auraient échoué pour de simples "0,05 %".

"Trésoreries fragilisées"

La fédération souligne que pour les entreprises, dont 80 % sont des TPE et PME, même un écart apparemment minime représente "une charge cumulative répétée chaque mois, sur chaque salarié, dans des marchés souvent sous-calculés et des trésoreries fragilisées". Elle insiste aussi sur le fait que les NAO du BTP servent de référence à d'autres secteurs, ce qui lui impose une "responsabilité accrue de ne pas créer de charges supplémentaires insoutenables pour ses entreprises, de préserver une dynamique salariale responsable et réaliste pour l’ensemble du tissu économique local".

Selon la FRBTP, en demandant une hausse de 1,5 %, les organisations syndicales empêchent la valorisation des salaires dès le 1er janvier, compromettent la visibilité nécessaire aux entreprises et bloquent une augmentation déjà supérieure à l’inflation. "La FRBTP regrette que cet effort significatif n’ait pas été entendu".

À défaut d’accord, la négociation reprendra en mars, comme le prévoit la procédure. La FRBTP affirme rester ouverte au dialogue, "mais dans le respect des réalités économiques des entreprises et de l’intérêt général de la branche".

Etiquettes : Bâtiment | FRBTP

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