Naïma Moutchou veut "une année utile" pour les Outre-mer

Vie chère, jeunesse, économie : pour ses vœux, la ministre des Outre-mer reconnaît les difficultés et promet une action plus efficace.
À l’occasion de ses vœux adressés aux habitants des territoires ultramarins, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a livré un message empreint de lucidité et de détermination. Sans bilan complaisant, la ministre reconnaît les difficultés persistantes — vie chère, inégalités, précarité de la jeunesse, chocs climatiques — tout en affirmant un cap clair pour l’année à venir : celui de l’action concrète et durable.
Vie chère : une nouvelle étape législative annoncée
Face à l’augmentation persistante du coût de la vie, la ministre estime que les réponses apportées jusqu’ici ne sont plus suffisantes. Elle annonce ainsi la poursuite du travail législatif en 2026 pour s’attaquer plus efficacement aux mécanismes structurels qui pèsent sur les prix dans les territoires ultramarins.
"On ne peut plus se contenter d’ajustements", souligne Naïma Moutchou, évoquant une future loi guidée par "une seule boussole : des résultats concrets pour les familles".
Je vous souhaite une bonne année 2026!
Je la souhaite plus légère et plus sereine. Moins de complications et moins d’attente. Nous devons retrouver du mouvement et de la confiance.
Les Outre-mer ne sont pas un sujet à part. Ils disent quelque chose de notre pays quand il tient… pic.twitter.com/N7msqXtbbJ
— Naïma Moutchou (@NaimaMoutchou) January 1, 2026
Soutenir l’économie locale et l’investissement
La ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer l’économie réelle dans les Outre-mer. Elle rappelle que les entreprises locales continuent d’investir et de créer de l’emploi, souvent dans des conditions plus contraignantes qu’en hexagone.
Pour 2026, le gouvernement entend sécuriser l’investissement, soutenir les filières locales et lever les freins réglementaires à la construction, à la production et à l’embauche. Un préalable indispensable, selon elle, pour atteindre une égalité réelle entre les territoires.
Jeunesse : formation, emploi et mobilité au cœur des priorités
Autre axe majeur du discours : l’avenir des jeunes ultramarins. Si le talent et l’envie sont bien présents, les perspectives demeurent trop limitées dans de nombreux territoires. La ministre appelle à concentrer l’action publique sur la formation, l’emploi, le logement et la mobilité.
"Un territoire qui n’offre pas d’avenir à sa jeunesse se fragilise durablement", avertit-elle, plaçant cette question au cœur des priorités gouvernementales.
"Les Outre-mer sont des territoires essentiels"
Naïma Moutchou est également revenue sur les situations spécifiques de Mayotte et de la Nouvelle-Calédonie. À Mayotte, la reconstruction engagée vise à renforcer durablement le territoire face aux chocs climatiques, économiques et sécuritaires. En Nouvelle-Calédonie, la ministre défend une méthode fondée sur le dialogue, à travers un pacte de refondation économique et sociale destiné à redonner stabilité et visibilité.
En conclusion, la ministre a tenu à rappeler la place centrale des Outre-mer au sein de la République. Présents dans tous les océans, porteurs de cultures et d’innovations, ils ne sont "pas des territoires à part", mais "des territoires essentiels".
Sans promettre des résultats immédiats, Naïma Moutchou s’engage à tenir un cap clair et assumé, appelant de ses vœux une année où l’action publique sera visible et tangible dans le quotidien des ultramarins.


