N. Sarkozy annonce sa venue à la Réunion "au premier semestre"

"Il me paraît fondamental que le président de la République vienne lui-même marquer, à intervalles réguliers, l'attachement que l'ensemble de la communauté nationale porte aux Outre-mer", a lancé dimanche le chef de l'Etat, devant quelque 2.000 personnes réunies au Zénith de Cayenne pour écouter ses voeux aux ultra-marins.
"J'appartiens à une famille politique qui n'a jamais considéré qu'il fallait accompagner les Outre-mer vers l'indépendance. Je n'ai jamais été l'allié d'un parti indépendantiste et je ne le serai jamais", a-t-il dit. Plus généralement, il a accusé la gauche d'ambiguïté envers les indépendantistes des départements et collectivités d'Outre-mer.
Le chef de l'Etat a longuement défendu sa politique envers les Dom-Com mais s'est aussi attaché à "tracer des perspectives pour l'année qui vient", comme si la défaite, le 6 mai, était pour lui exclue.
Nicolas Sarkozy a défendu sa conception d'un "développement endogène" de ces territoires, dans laquelle le dirigeant socialiste, qui prône un "développement solidaire", voit un désengagement de l'Etat.
Lors de sa récente tournée aux Antilles, François Hollande avait estimé que le mot "endogène" faisait penser à "indigène". Un jeu de mot dénoncé par le chef de l'Etat : "Il ne faut pas plaisanter avec ça", a-t-il dit.
Nicolas Sarkozy a également opposé sa vision d'un système d'incitation fiscale pour stimuler l'économie, auquel il dit ne pas vouloir toucher, à la conception, prêtée à la gauche, d'une politique de subventions directes.


