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Municipales : La fédération du PS et le Progrès plus que jamais divisés

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 30 août 2013 à 18H22

À quelques mois des municipales, la fédération du PS et le Progrès apparaissent comme plus que jamais divisés.  

L'appel "au rassemblement de tous les socialistes" formulé hier par Philippe Leconstant, le premier secrétaire des socialistes, ne semble pas pour le moment recevoir l'écho escompté, c'est un euphémisme. Et risque bien de rester un vœu pieux.

"Qu'est-ce que Philippe Leconstant est allé faire dans cette galère ?"

Invité à réagir sur la modification de calendrier entérinée par le PS, qui place finalement ses élections internes avant les primaires du Progrès, Michel Vergoz n'a pas mâché ses mots à l'encontre de la fédération et a défendu la ligne de son mouvement.

"Cela ne vous a pas échappé que nous avons un calendrier qui n'est pas le même que la fédération de Saint-Denis, permettez que je choisisse mes mots", a expliqué Michel Vergoz. Pour le Progrès, pas question de revenir sur les primaires d'autant que de l'aveu de Michel Vergoz, "on sent une mobilisation monter".

"Nous serons présents dans 10 à 12 villes", poursuit le sénateur, en campagne dans sa ville de Sainte-Rose. Et pour Michel Vergoz, "il vaut mieux être désigné par plusieurs centaines voire des milliers de personnes que de s'autodésigner ou d'être désigné par une dizaine de militants".

Et à Michel Vergoz d'ajouter, laconique : "Mais qu'est-ce que Philippe Leconstant est allé faire dans cette galère?". Élu premier secrétaire de la fédération du PS en novembre 2012, Philippe Leconstant avait fait de sa priorité la réconciliation entre les deux camps avant les municipales. Cela semble à ce jour impossible.

Les "vieux dossiers" de Michel Vergoz

Signe qui ne trompe pas, Michel Vergoz a décidé de ressortir les "vieux dossiers". Le sénateur  affirme  aujourd'hui qu' Ericka Bareigts, Monique Orphé et Gilbert Annette, qui faisaient partie du corps des grands électeurs pour les élections sénatoriales, en 2011, n'ont pas voté pour le candidat Vergoz. "Les grands électeurs de Saint-Denis ont en majorité voté pour moi à l'exception d' Ericka Bareigts, Monique Orphé et Gilbert Annette. Je le dis et je l'assume", a assuré Michel Vergoz en marge d'un point presse.

Une petite bombe qui démontre une fois de plus que le torchon brûle entre la fédération et le Progrès. Et, rappelons le, aucune rencontre officielle ne se profile à l'horizon entre les deux parties.

 

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