Municipales à Saint-Benoît : Patrice Selly dévoile son patrimoine et appelle les autres candidats à en faire autant

Le maire sortant de Saint-Benoît et président de la Cirest a choisi de lancer sa campagne sous le signe de la probité. Patrice Selly a rendu publique sa déclaration de patrimoine et invite ses adversaires – notamment le député Jean-Hugues Ratenon, qu’il vise sans le nommer – à en faire autant. Une manière aussi d'en finir avec les rumeurs qui disent qu'il serait propriétaire de six maisons...
Patrice Selly ouvre le bal des municipales avec un mot d’ordre : la transparence. Devant la presse, le maire de Saint-Benoît et président de la Cirest a détaillé l’intégralité de son patrimoine, documents notariés à l’appui. « Ce que j’avais dit dans le cadre de la campagne municipale de 2021, c’est que je ferai, à la fin de mon mandat, la transparence sur mon patrimoine personnel », a-t-il rappelé.
L’élu bénédictin explique détenir « un seul bien immobilier en [son] nom et au nom de [son] épouse, situé à Saint-Benoît et dont l’acquisition et la construction ont été réalisées à partir de 2021 ». Il indique également posséder « 60 % des parts dans le capital d’un cabinet d’avocats » et« 30 % dans une SCI » qui détient deux locaux,« un à Saint-Denis et l’autre à Saint-Benoît », utilisés pour l’activité professionnelle de son cabinet. Pas d'autres biens au nom de sa femme, affirme-t-il, interrogé sur le sujet. « J’ai été beaucoup attaqué durant ce mandat sur la question du patrimoine, sur des prétendues informations qui ont été propagées par nos adversaires politiques. Je souhaite montrer ce qu’il en est réellement », a-t-il insisté.
« Ces accusations viennent d’un candidat en particulier...»
Dans cette démonstration, Patrice Selly ne se contente pas de défendre son intégrité : il interpelle aussi ses concurrents. « Je demande à tous les candidats déclarés, et qui se déclareront encore aux élections municipales de mars 2026 sur la commune de Saint-Benoît, à faire preuve de la même transparence que moi aujourd’hui », lance-t-il. Et d’ajouter, en visant sans le citer le député Jean-Hugues Ratenon, son principal opposant à gauche : « Ces accusations viennent d’un candidat en particulier... À lui aussi de faire preuve de transparence et de dévoiler son patrimoine. »
Le maire sortant entend ainsi déplacer le débat sur le terrain de la responsabilité. « Il est normal que chaque candidat puisse aussi faire preuve de la transparence que j’opère aujourd’hui devant vous, en révélant eux aussi leur patrimoine personnel », estime-t-il. Une invitation à « montrer qu’on est capable de dire et de justifier de quoi l’on vit ».
Patrice Selly replace également ce geste dans un bilan qu’il juge solide sur le plan financier. Il rappelle que la commune était en difficulté à son arrivée en 2020 et qu’elle a, depuis, « retrouvé des marges de manœuvre grâce à une gestion rigoureuse ». Il revendique la mise en œuvre de politiques sociales fortes comme la quasi-gratuité de la cantine scolaire, la revalorisation des agents communaux ou encore la gratuité des transports scolaires au sein de la Cirest.
Pour le prochain mandat, il promet de poursuivre cet effort en faveur du pouvoir d’achat. « Oui, la commune pourra se permettre la gratuité des fournitures scolaires et même commencer à baisser la part communale de la taxe foncière », affirme-t-il, évoquant un coût global d’environ un million d’euros par an compensé, selon lui,« par un dynamisme fiscal lié à la révision du foncier et aux nouvelles constructions ».
En rendant public son patrimoine, Patrice Selly pose un acte politique assumé : couper court aux soupçons et imposer un standard de transparence dans la vie publique locale. Une manière d’ouvrir sa campagne sous le signe de la confiance, mais aussi de fixer un cadre à ses adversaires, à commencer par le député Jean-Hugues Ratenon, invité – lui aussi – à jouer cartes sur table.


