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Municipales à La Réunion : huit protestations électorales au tribunal pour le premier tour

Ecrit par T.L. – le lundi 23 mars 2026 à 14H55

Après le premier tour du 15 mars, le tribunal administratif a été saisi de huit requêtes concernant les scrutins électoraux de sept communes de l’île. Pour le second tour, la date limite pour former une protestation électorale est le vendredi 27 mars à 18h.

Battu de 34 voix à Saint-André dimanche soir au second tour des municipales par le maire sortant Joé Bédier, Laurent Virapoullé a annoncé peu de temps après la proclamation des résultats son intention de former une protestation électorale pour contester la victoire de son adversaire de gauche.

Le candidat du RN ne devrait pas être le seul à saisir le tribunal administratif de La Réunion, dans le délai légal de cinq jours fixé par l’article R119 du code électoral. Ce lundi 23 mars, un autre candidat battu, Thierry Robert, fait part de sa décision de former une requête contre le déroulement du scrutin à Saint-Leu.

Lire aussi : Municipales : les premiers contentieux électoraux enregistrés au tribunal

Karim Juhoor s’est imposé avec 342 voix d’avance sur Thierry Robert, un écart faible si l’on considère les 20.124 votants. L’écart de voix entre les candidats constitue l’un des facteurs déterminants dans la prise en compte des protestations électorales par les magistrats : plus celui-ci est important, plus il devient compliqué de matérialiser les fautes d’un adversaire politique censées avoir faussé le résultat final du scrutin.

Des jugements d'ici trois mois pour les petites communes

Raison pour laquelle les deux premières requêtes formées après le premier tour contestant les résultats des communes de Saint-Denis et de Saint-Benoît paraissent difficiles à faire aboutir, au regard des larges succès d'Ericka Bareigts et de Patrice Selly. Selon nos informations, six autres protestations électorales ont été enregistrées par le tribunal administratif de La Réunion : une concerne de nouveau la commune de Saint-Benoît, les autres portant sur Saint-Louis, les Avirons, Sainte-Rose, la Plaine-des-Palmistes et Saint-Philippe.

Une fois saisi, le tribunal dispose d’un délai de trois mois pour instruire le dossier, mais seulement s’il s‘agit de communes de moins de 9.000 habitants, comme c’est le cas pour Sainte-Rose, la Plaine-des-Palmistes et Saint-Philippe. Pour les communes de strates de population supérieures, le délai d’instruction est plus long : les requêtes doivent au préalable être transmises pour analyse à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

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