Mpox à La Réunion : Karine Lebon interpelle le gouvernement et appelle à « agir avant que les chiffres ne s’emballent »

Un premier cas de mpox a été confirmé à La Réunion chez une personne de retour de Madagascar. À l’Assemblée nationale, la députée réunionnaise Karine Lebon a interpellé la ministre de la Santé lors des questions au gouvernement, appelant à une réponse rapide, transparente et adaptée aux spécificités du territoire.
À La Réunion, un premier cas de mpox a été confirmé chez une personne revenant de Madagascar, dans un contexte de circulation régionale avérée du virus dans la zone océan Indien. Une situation qui suscite une inquiétude légitime sur l’île, en pleine période de rentrée et de reprise des déplacements entre territoires voisins. C’est dans ce cadre que la députée Karine Lebon a choisi d’interpeller directement le gouvernement, ce mardi, lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.
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Depuis Paris, l’élue a tenu à rappeler que « la réalité, elle, se joue à La Réunion », soulignant la vulnérabilité particulière des territoires insulaires face aux crises sanitaires. « Quand la prévention arrive après l’afflux, les soignants encaissent, l’hôpital se tend, et l’angoisse progresse plus vite que l’information », a-t-elle averti, estimant qu’un simple appel à la vigilance ne saurait suffire sans une organisation solide et des moyens immédiatement mobilisables.
Si la circulation du virus est en baisse dans plusieurs régions du continent africain, la députée a mis en garde contre un scénario différent à La Réunion, en raison de la présence d’autres cas dans la zone océan Indien. Une situation qui impose, selon elle, d’anticiper plutôt que de subir. « Il est de notre devoir de prendre les devants », a-t-elle insisté.
Karine Lebon a également rappelé les précédents récents qui ont marqué durablement le territoire. Pendant la crise du Covid, la logistique et la réactivité avaient souvent fait défaut, tandis que l’épidémie de chikungunya, l’an dernier, avait démontré à quelle vitesse une crise sanitaire pouvait saturer l’ensemble du système de soins réunionnais. « La Réunion a déjà payé le prix des retards », a-t-elle martelé.
Pour l’élue, ce premier cas de mpox doit rester un signal d’alerte et non devenir le point de départ d’une épidémie incontrôlée. Elle a plaidé pour une transparence totale de l’État, seule à même, selon elle, d’éviter l’installation de l’incertitude, des rumeurs et des fantasmes.


