Mouton TOS surement, mais électeur aussi
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LES MOUTONS DE L’UNSA PARTICIPENT AU GASPILLAGE DE L’ARGENT PUBLIC
Mon syndicat nous avait donné l’ordre depuis 2003 de refuser le "Transfert des TOS" avec une grève de trois mois et les résultats que l’on connait, de refuser de remplir "les fiches de poste", de voter "Ségolène" aux présidentielles, et aujourd’hui d’apporter notre soutien au Président de Région, par conséquent "votez PCR" pour sauver nos emplois.
En poste dans une cuisine centrale d’un lycée du SUD, j’ai toujours bénéficié de mes congés en période de vacances scolaires, ce qui me permettait de profiter de mes enfants et de ma famille. Cette année, l’UNSA a mis en cause et supprimé notre appartenance "à la communauté éducative" et a dupé les "moutons" que nous sommes.
Le CPOI de St Pierre dispose d’une cuisine flambant neuve, d’une capacité de 1.500 repas, et reste résolument close. Les repas fournis pour les rationnaires du CPOI (ancien AFPAR) sont fabriqués au Lycée Ambroise Vollard, du 4 janvier au 28 décembre de chaque année. Résultat de cet arrangement, les personnels ne peuvent plus disposer de leurs congés de 30 jours consécutifs, ni en décembre/janvier, ni en juillet/aout.
Nous avons tenté vainement d’avoir des explications avec le "chef de production" et notre brillant syndicaliste, mais les réponses sont fluctuantes : au début, c’était "imposé par la Région", après c’était le Conseil Général qui devait desservir ses collèges par une nouvelle cuisine centrale, et maintenant c’est "la volonté du Proviseur de l’établissement".
Au nom de quels accords, au bénéfice de qui, aujourd’hui nous pouvons accepter le financement de la construction d’une cuisine centrale au CPOI qui restera fermée, et accepter de perdre le bénéfice de nos congés et notre appartenance à la communauté éducative, et surtout accepter que 16 agents travaillent pendant les vacances scolaires pour fournir 280 repas. En terme de rentabilité, comment expliquer la mise en service d’une unité de production de 5.000 repas avec les coûts que cela engendre pour fabriquer 300 repas par jour?
Il est vrai que le Président de la République avait demandé au français "de travailler plus pour gagner plus", mais pour les cuisiniers de la cuisine Vollard c’est de travailler plus, toute l’année soit 51 semaines sur 52 dans l’année, de ne plus prendre de congés et de passer du temps avec votre famille, et tout cela sans aucune compensation.
Un grand merci au SNAEN/UNSA pour cette "avancée sociale" pour les "cuistots que nous sommes". Malgré toutes les explications qui vous nous avez données, je doute de la véracité de vos propos, que cette situation ne peut qu’émaner de vos combines internes, à l’insu de la Direction de la Région. La pression que vous exercez chaque jour sur le personnel, se traduira un jour par une mutinerie. Pour servir vos intérêts, par manque d’objectivité, vous nous avez trahis et réduits à l’esclavage


