Moscou accuse Kiev d’une attaque de drones contre une résidence de Vladimir Poutine, l’Ukraine dément

La Russie accuse l’Ukraine d’une attaque de drones contre une résidence de Poutine, tandis que Kiev dément fermement ces accusations.
La tension diplomatique entre la Russie et l’Ukraine est montée d’un cran ce lundi 29 décembre. Moscou accuse Kiev d’avoir mené une attaque massive de drones visant une résidence du président russe Vladimir Poutine, située dans la région de Novgorod, au nord de Moscou. Des accusations immédiatement démenties par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui y voit un prétexte pour justifier de nouvelles frappes contre Kiev.
Une attaque présumée de 91 drones
Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, l’Ukraine aurait tenté de frapper une résidence d’État de Vladimir Poutine dans la nuit de dimanche à lundi. Le chef de la diplomatie russe affirme que pas moins de 91 drones auraient été utilisés lors de cette opération.
Face à cet épisode, le Kremlin prévient que sa position pourrait évoluer. Sergueï Lavrov a ainsi indiqué que la Russie allait répliquer et que sa ligne serait "révisée" dans le cadre des négociations de paix, tout en assurant que Moscou ne comptait pas se retirer du processus diplomatique engagé avec les États-Unis.
Un contexte diplomatique sensible
Ces déclarations interviennent au lendemain d’une rencontre en Floride entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump, organisée dans l’objectif affiché de mettre fin au conflit déclenché en février 2022.
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Du côté de Kiev, les accusations russes sont fermement rejetées. Volodymyr Zelensky les qualifie de "mensonges" destinés, selon lui, à préparer le terrain à une offensive russe contre des bâtiments gouvernementaux ukrainiens. Le président ukrainien estime également que ces propos risquent de compromettre les efforts diplomatiques en cours avec Washington.
Donald Trump se dit "en colère"
Interrogé par la presse depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach, Donald Trump a réagi avec irritation à cette escalade verbale. "Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon", a déclaré le président américain, affirmant avoir été directement informé par Vladimir Poutine. Alors qu’il recevait le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
Alors que les initiatives diplomatiques semblaient reprendre timidement, cet échange d’accusations relance les inquiétudes sur une possible intensification du conflit et fragilise un peu plus les perspectives de désescalade.


