Mort de l’éleveur de cabris de St-André : Un acquittement et une lourde condamnation aux assises

Dimanche 24 novembre 2019, José Moucaye, éleveur de cabris à Saint-André, était retrouvé mort gisant sous sa varangue. Le sexagénaire battu à mort avait agonisé seul pendant plusieurs heures dans sa case située vers Cambuston, au fond d’un long chemin de terre perpendiculaire au chemin Lefaguyes.
Quatre hommes ont été suspectés d’avoir voulu lui voler l’argent de la vente de ses cabris qu’il gardait dans une boîte de médicaments cachée dans sa chambre à coucher. Son véhicule avait disparu le même jour avant d’être retrouvé dans un parking de la cité Fayard. Des empreintes relevées dans cette voiture avaient permis aux enquêteurs de confondre plusieurs individus mis en examen pour assassinat et vol avec violences.
"Un noeud gordien"
En septembre 2023, Jean-Valéry Soupou, 45 ans, Eric Tandrayen, 42 ans, Sébastien Virapin, 31 ans et Ben Ali Sarman, 28 ans étaient jugés devant la cour d'assises pour répondre de ces faits à des degrés différents.
Après trois jours de débats et les auditions de chaque accusé, impossible de dénouer ce qu'un des experts psychiatres avait qualifié de "nœud gordien" et de parvenir à déterminer avec certitude leurs responsabilités exactes de chacun dans la mort du sexagénaire. Finalement, Jean-Valéry Soupou avait été condamné à 25 ans de prison. Éric Tendrayen et Sébastien Virapin écopaient de 12 ans de réclusion criminelle. Ben Ali Sarman était condamné à un an de prison pour recel de vol, une peine effectuée durant sa détention provisoire.
Ce mardi et pendant quatre jours, tous ont été jugés en appel à l'exception d'Eric Tendrayen qui n'a pas contesté la décision de la cour d'assises. La procureure générale, Fabienne Atzori, a requis des peines allant de 2 ans de prison pour Ben Ali Sarman, 10 ans pour Sébastien Virapin et 25 ans pour Jean-Valéry Soupou.
Ce vendredi, peu avant minuit, le jury populaire et son président Franck Alzingre ont rendu leur verdict : Jean-Valéry Soupou est condamné à la même peine que lors du premier procès, 25 ans de réclusion criminelle, Sébastien Virapin a été acquitté et Ben Ali Sarman a été sanctionné à la même hauteur qu'en première instance.


