MMA : Big Morel et “KO” Francis prêts à s’envoler pour l’Afrique du Sud

“On est dans l'affûtage pour la pesée, et l’impatience se fait sentir”, explique Francis Martin. Pour son premier combat pour l’EFC, le dionysien veut montrer ce dont il est capable. “Je viens pour évaluer mon niveau et voir les points à améliorer. L’objectif pour moi, c'est d’être le plus polyvalent possible pour voir plus loin que ce combat-là. Donc, je n’ai pas particulièrement regardé comment mon adversaire combat pour éviter de me préparer uniquement à ce combat”, souligne le challenger péi.
Venant du monde du kick-boxing et du muay-thaï, le Réunionnais veut montrer qu’il a sa place dans la discipline, dans la catégorie des -65kg. “C’est une vraie fierté de porter les couleurs de l’île. On a la chance d’avoir des vrais talents, qui ont la possibilité de s’exporter. Vu l’augmentation du nombre de gens qui pratiquent sur l’île, on gagne en légitimité”, note le combattant.
Une ceinture ou rien pour "Big Morel"
Pour Anthony Morel, surnommé “Big Morel”, l’attente commence aussi à se faire longue avant son combat. “Je viens de la lutte, mais j’aime aussi bien boxer. Donc, mon objectif, c'est de l’amener à terre”, explique le combattant. “De ce que j’ai pu voir, il a l’air très offensif sur le premier round, j’ai donc fait une grosse préparation physique pour bien résister et tenir. Je vais essayer d’être le plus endurant, et pourquoi pas tenter le KO”, plaisante Anthony.
Pour ce dernier, les enjeux sont un peu plus importants. “Avec les résultats de mes derniers combats en France, je pense que je peux viser une ceinture mondiale en poids lourds. Si je gagne les deux prochains, c’est un objectif atteignable. L’expérience permet d’avoir une meilleure gestion du stress. Comme j’ai pris mes marques et déjà fait mes preuves, j’ai beaucoup moins la pression de vouloir bien faire que lors de mes premiers combats”, précise le Réunionnais.
Ces proches et collègues combattants l’encouragent déjà à faire briller les couleurs de La Réunion lors de son combat. “Je vois vraiment que mes amis s’approprient cette date. Les autres aussi sont impliqués, même si je suis seul dans la cage. Donc ça me fait garder une pression positive. De toute manière, on vit dans le dur avant le combat pour pouvoir profiter de l’après-combat. J’ai hâte de découvrir l’ambiance, car plus le public est nombreux, plus ça galvanise”.
Une nouvelle étape est franchie pour Cédric Certenais, le manager d'IOFC (qui envoie les deux Réunionnais combattre). "On a vraiment le projet de faire émerger des talents locaux. Pour cela, il faut s'implanter sur la scène internationale, comme dans la zone océan Indien. L'exemple de ce combat est parlant, car c'est parce qu'Anthony s'est vu proposé de combattre en Afrique du Sud qu'on a pu avancer le nom de Francis. Mais pour cela, il n'y a pas de secret, nous avons besoin d'équipements pour soutenir le MMA local. La Réunion doit investir dans sa jeunesse, parce qu'on a de très bons combattants, mais toujours pas de cage. Il nous faudrait même un centre entier dédié au MMA, d'où un appel aux collectivités pour pas laisser tomber une génération qui est en train d'apparaître. D'autant plus quand on voit les valeurs qui sont transmises par les sports de combat, notamment le MMA", avance Cédric Certenais.


