Miranville promet d'installer des comités de contrôle citoyen à La Possession

"Faire de la Possession une ville modèle. Faire de la Possession une ville exemplaire". Possession Ecologie Solidaire pose les bases d'une campagne à bâtons rompus face au maire sortant Roland Robert.
Pour faire tomber la forteresse, Vanessa Miranville continue de mettre en avant ses principes : "le désintéressement et l'intérêt général".
Si la concurrence pourrait très bien se parer de ce credo vendeur, la jeune candidate marque sa différence dans la franchise que certains pourraient qualifier de faiblesse. "Quand on fait du porte-à-porte, on ne dit pas aux gens : voilà notre programme, on n'impose pas", assure-t-elle avant d'imaginer, toujours dans le même esprit de la "démocratie participative" que des comités citoyens seront mis en place pour contrôler la gestion communale. Un exemple : "comment sont réparties les subventions des associations sportives ?" L'exemple était tout trouvé pour la Possession dont certains audits tardent assurément à sortir des tiroirs, s'en amuse-t-elle.
"Redonner le pouvoir aux citoyens", c'est ainsi que celle qui a mis en ballotage Roland Robert en 2011, entrevoit son côté managérial. Cette force citoyenne, Vanessa Miranville la côtoie déjà au sein de son propre mouvement politique avec des personnes qualifiées dans de nombreux domaines. La jeune candidate assure ne détenir aucun super pouvoir pour savoir tout et tout savoir si l'écharpe de maire venait à lui tomber sur les épaules.
Les militants de PES assurent la comptabilité. "3.000 Possessionnais figurent dans notre comité de soutien, d'autres nous ont assuré de leur soutien mais ont eu peur de signer".
Un audit pour commencer
De ces regards croisés avec la population, les militants de Possession Ecologie retiennent une tendance. "On ne fait pas rêver avec des grandes choses. Ce que veulent les gens c'est ne serait-ce que des trottoirs refaits, des airs de jeu pour les enfants, un écrivain public pour s'adresser à l'administration, des jardins familiaux pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une cour, des parcours de balade, de pique-nique".
Sur les projets, là encore, Possession Ecologie s'inscrit à contre-courant des promesses clinquantes. "A-t-on besoin d'une piscine olympique pour dire qu'elle s'inscrira dans les Jeux des Iles ?", demande Vanessa Miranville. A l'inverse, elle croit "aux volontés qui sont là. Il y a des talents à la Possession dans le sport, la musique, la culture", mais leurs initiatives restent bridées selon elle par la redistribution communale qui ferait la part belle à certaines grosses associations ou à son club de foot phare.
En patientant jusqu'à mars, Possession Ecologie guette d'un oeil les suites du contentieux Souprayenmestry qui pourraient réduire les marges financières du futur premier magistrat. A ce sujet, si elle est élue, Vanessa Miranville envisage de consacrer ses premiers pas de maire à ordonner un audit de la commune "pour savoir de quelle situation nous aurons hérité". La prof de maths n'est pas décidée à jongler avec les probabilités.


