MH370 : la Malaisie annonce la reprise des recherches s'appuyant sur des bases "solides"

Ce vendredi 20 décembre 2024, la Malaisie a annoncé être tombée d'accord avec la société de recherches sous-marines Ocean Infinity pour mener une nouvelle opération de recherche du Boeing du vol MH370.
Le 8 mars 2014 disparaissait des radars le Boeing 777 de la Malaysia Airlines alors qu’il devait relier Kuala Lumpur à Pékin. Après dix ans d’efforts pour tenter de localiser ce qu’il reste de la carlingue du Boeing transportant 239 personnes, ces tentatives restent vaines.
Ce vendredi 20 décembre 2024, le gouvernement malaisien a annoncé avoir conclu un accord avec la société Ocean Infinity pour relancer les recherches.
« La proposition d’une opération de recherche par Ocean Infinity est solide et mérite d’être examinée », a déclaré Anthony Loke, le ministre des Transports de Malaisie. Cette nouvelle zone de recherche est estimée à 15 000 kilomètres carrés dans le sud de l’océan Indien.
Dans les faits, la Malaisie et la société spécialisée ont conclu un accord qui prévoit que cette dernière décroche 70 millions de dollars en cas de découverte de l'épave. Si tel n'était pas le cas, le gouvernement malaisien n'aura rien à débourser à Ocean Infinity.
En avril dernier, une nouvelle théorie expliquant la disparition de l’avion a été apportée par l’ingénieur français Jean-Luc Marchand, spécialiste de l’aéronautique, et Patrick Blelly, commandant de bord retraité d’Air France. Ces derniers, après avoir exploré de nouvelles données issues de radars militaires malaisiens, avaient émis l’hypothèse que l’avion a, après son dernier message aux contrôleurs aériens, effectué un demi-tour très serré avant de descendre. Un scénario qui suggère que la manoeuvre a été effectuée de façon volontaire.
La personne aux commandes aurait simulé aux passagers une descente d’urgence pour s’assurer que personne ne bouge. Ensuite, les deux spécialistes pensent que le pilote du Boeing 777 a maintenu l’appareil à une altitude d’environ 9000 mètres où l’air est froid et l’oxygène rare. Ils en concluent que les passagers « sont morts sans souffrance, d’hypothermie et par manque d’oxygène, avant que le pilote n’effectue un amerrissage bien maîtrisé n’ayant produit que peu de débris ». Parmi les rares débris attribués avec certitude au Boeing disparu, il y a ce fameux flaperon découvert sur une plage de La Réunion le 29 juillet 2015, soit plus d’un an après la disparition de l’appareil.


