Mathieu Hoarau dénonce l’influence de la Région et affiche ses soutiens dans le Sud

Dans trois communiqués diffusés le 19 mars, Mathieu Hoarau, maire de L’Étang-Salé, affiche son soutien à Patrice Thien-Ah-Koon au Tampon, à David Lorion à Saint-Pierre et à Pierrick Robert à Saint-Leu, tout en ciblant directement le rôle de la Région dans les équilibres politiques du Sud.
Au Tampon, l’élu ne se contente pas d’un simple soutien. Il décrit une « tentative organisée de prise de contrôle du Sud », portée selon lui par une candidature « estampillée La France insoumise » et « portée à bout de bras par la Région ».
Derrière cette lecture, Mathieu Hoarau dénonce une stratégie assumée : « placer des pions, verrouiller les communes, étendre une emprise », avec en ligne de mire un basculement politique du territoire.
Deux visions qui s'opposent
Même grille de lecture à Saint-Pierre, où il apporte un soutien « sans réserve » à David Lorion. Là encore, il oppose un élu de terrain à une candidature qu’il juge « parachutée » et inscrite dans une logique de conquête. Mais au-delà de la ville, c’est bien la CIVIS et, plus largement, l’équilibre des intercommunalités du Sud qui sont visés. « Après la CASUD, certains rêvent de mettre la main sur la CIVIS », résume-t-il, évoquant une stratégie d’expansion politique progressive.
Dans ses communiqués, Mathieu Hoarau va plus loin en désignant un « chef d’orchestre » : le premier vice-président de la Région, accusé de chercher à « mettre la main sur tout le Sud » depuis son fief. Une accusation qui place clairement la collectivité régionale au cœur des tensions politiques de ce second tour.
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À Saint-Leu, le soutien à Pierrick Robert s’inscrit dans un registre plus économique, mais reste cohérent avec cette ligne politique. Le maire de L’Étang-Salé met en avant son action à la tête de la CCIR et son engagement pour les entreprises locales, appelant à maintenir les enjeux économiques au cœur du débat, « au-delà des clivages ».
En filigrane, Mathieu Hoarau oppose deux visions : d’un côté, des communes qu’il veut « libres » et dirigées par des élus ancrés dans leur territoire ; de l’autre, une stratégie qu’il juge « centralisée », portée par des appareils politiques et visant à structurer un rapport de force à l’échelle du Sud. Une lecture politique assumée, à quelques jours d’un second tour qui pourrait redessiner les équilibres locaux.


