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Manger, c’est comme un câlin que l’on se fait

La nourriture n'est pas qu’un besoin primaire. Dans les moments de stress, de joie, de tristesse, elle peut devenir un compagnon fidèle. Elle devient un refuge, un câlin que l'on se ferait à soi-même.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 27 mai 2022 à 10H01

L’obésité peut-elle s’expliquer par une cause ? Après un échange avec Magali Tarnus, diététicienne à Saint-Denis, nous apprenons que l’obésité a causes multifactorielles. Manger peut devenir un refuge émotionnel. 

L'obésité à la Réunion touche plus d’une personne sur deux et cible davantage les femmes que les hommes. Comparativement, en métropole, celle-ci touche autant la gent féminine que la gent masculine. De plus, la tranche d’âge la plus susceptible d’être touchée est celle des 25 - 50 ans. 

Cette maladie est souvent couplée avec des comorbidités telles que le diabète ou l’hypertension artérielle. Selon Magali Tarnus, diététicienne qui exerce à Saint-Denis, “l’obésité devient un refuge, un câlin que l'on se ferait à soi-même”. Les causes peuvent provenir de l'extérieur mais aussi de l’intérieur de l'individu. La nourriture n'est pas qu’un besoin primaire. Dans les moments de stress, de joie, de tristesse, elle peut devenir un compagnon fidèle. 

L’obésité est définie par l’OMS comme étant une accumulation très importante de graisse dans l’organisme, pouvant nuire à la santé générale. Elle est déterminée par le calcul de l’IMC (l’Indice de masse corporelle).

Le sucre a un pouvoir addictif 8 fois supérieur à l’héroïne    

Le sucre possède un pouvoir d’addiction extrêmement élevé et supplante dans ce domaine toutes les drogues, qu’elles soient douces ou dures. Il est 8 fois plus addictif que l’héroïne et est présent dans presque tous les aliments au quotidien. 

Une consommation régulière va entraîner des conséquences sur la santé en général, comme par exemple : l’obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l’hypertension, certains cancers, les caries dentaires, les troubles de l’alimentation (boulimie vomitive, hyperphagie…), etc. C’est à la suite de la consommation excessive de sucre que va se mettre en place une addiction. Plus nous consommons de sucre, plus il nous sera difficile d’arrêter et cela nous incitera à en manger de plus en plus.  

À La Réunion, le sucre est 28% plus concentré dans les tonics et bitters qu’en métropole 

La loi visant à garantir la qualité de l'offre alimentaire en Outre-mer, dite aussi loi Lurel sur le sucre, est une loi publiée au Journal officiel le 4 juin 2013. Elle a pour objectif de réduire les taux de sucre des produits manufacturés et vendus dans les régions d'outre-mer. 

Cette loi n’est pas respectée dans tous les DOM-ROM, notamment à la Réunion, où le sucre est 28% plus concentré dans les sodas (tonics et bitters) qu’en métropole. Nous pouvons prendre l’exemple donné par Magali Tarnus, celui du Coca à La Réunion où la quantité de sucre est telle que la consommation d’une bouteille de Coca suffit à donner la quantité de glucide conseillée sur 2 jours. La nouvelle génération aurait aussi plus tendance à consommer des boissons sucrées pendant le repas ou au cours de la journée, nous explique Magali Tarnus. Mais il est possible d’inverser la tendance.

Une des solutions proposées par Magali Tarnus serait d'effectuer un travail émotionnel. Car se réfugier dans la nourriture est la conséquence d’un excès d’émotions. Et cette réaction est une mauvaise réponse, face aux blessures, aux situations stressantes etc. Elle affirme par la suite qu’une éducation nutritionnelle pourrait aussi aider la population Réunionnaise à manger plus équilibré. 

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