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Lycée Vue Belle : Rahiba Dubois victime de harcèlement moral ?

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 13 juin 2012 à 15H19

Le conflit qui oppose aujourd'hui Rahiba Dubois et la hiérarchie de son lycée de Vue Belle (Saline-les-hauts) remonte à un an. Tout démarre d'un affrontement physique "qui va quasiment jusqu'à l'étranglement de Rahiba Dubois par un de ses collègues conseiller principal d'éducation" (CPE), raconte Michel Zerwetz, secrétaire académique du SNES-FSU. Ce dernier suit le dossier depuis le début.

Rahiba Dubois, qui est également CPE dans ce lycée, porte plainte. Mais le témoignage des assistants d'éducation qui ont assisté à la scène se fait attendre. "Normal", explique aujourd'hui Michel Zerwetz, car "les assistants d'éducation sont recrutés par... le chef d'établissement".

Mais dans le groupe, un assistant finira par témoigner en faveur de Rahiba Dubois. Devant le tribunal, le CPE visé écope d'un rappel à la loi. L'histoire aurait pu en rester là mais c'était sans compter sur "l'inaction du chef d'établissement suite à cette décision du tribunal", explique Michel Zerwetz, qui défend la position de Rahiba Dubois.

Cohabitation forcée

"Après ce rappel à la loi, ce CPE aurait dû avoir au moins un avertissement, voire être placé ailleurs". Il n'en sera rien. Depuis 2011 donc, ces mêmes protagonistes se retrouvent donc en cohabitation forcée. L'atmosphère y reste électrique.

Rahiba Dubois serait victime, selon Michel Zerwetz, de "harcèlement moral" de la part de sa hiérarchie. Un laisser-faire que "s'est autorisé le proviseur et son adjoint à cause aussi de l'attitude très dilettante du Rectorat. Le Rectorat aurait dû trancher, depuis le début", précie le syndicaliste. La mutation aurait été une porte de sortie.

Dans le quotidien de travail de Rahiba Dubois, Michel Zerwetz évoque un harcèlement moral à divers niveaux. Ses absences répétées de l'établissement seraient notamment l'objet de remarques.

"Ils sont sans arrêt en train de revenir sur chacune de ses absences qu'ils qualifient d'injustifiées alors que madame Dubois est élue au conseil municipal de Saint-Paul, siège au TCO et à la Région. Ils ont pourtant la preuve de ses justificatifs puisque les demandes d'absence se font directement de ces collectivités concernées, argumente-t-il. Ils en ont la preuve".

Qui doit être muté ?

Une étape supplémentaire a été franchie dernièrement au point d'en arriver à des retenues sur salaire de Rahiba Dubois. "Des retenues illégales", explique le secrétaire académique du SNES-FSU. D'autres petits coups de pression auraient lieu comme l'accaparement de son ordinateur personnel ou encore des remarques qui remettent en cause son travail. Bref, difficile à vérifier.

Et c'est bien sur tous ces points de discorde que le Rectorat doit faire la lumière. Parole contre parole. Il y a deux semaines, "la présence d'inspecteurs, des interrogatoires à divers niveaux du personnel du lycée : du proviseur aux surveillants" ne sont pas passés inaperçus, indique un habitué du lycée. Une enquête administrative menée par le Rectorat a été ouverte. Précisons que cette  enquête administrative a été diligentée à la suite d'une audience réclamée par Michel Zerwetz, fin avril.

"Si l'enquête est honnête, les conclusions ne devraient pas être favorables au chef d'établissement et à son proviseur adjoint", rétorque Michel Zerwetz. "J'avais demandé il y a quelques temps une affectation académique (ndlr : mutation dans un autre établissement) de Rahiba Dubois mais je ne vois pas pourquoi la personne qui a été jugée en tort se maintiendrait et obligerait la victime à changer d'établissement ?", conclut-il.

Contacté, le proviseur du lycée Vue Belle n'a pas souhaité répondre. Tous ces acteurs du lycée de la Saline-les-hauts attendent désormais les conclusions de l'enquête administrative.

 

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