"L'Union européenne exprime ses fortes inquiétudes face au climat politique à Madagascar"

Le premier tour de l'élection présidentielle à Madagascar, reporté à ce mercredi 16 novembre en raison des violences, notamment policières, qui émaillent la campagne électorale, semble suspendu aux manifestations populaires qui rythment la capitale ces dernières semaines.
La présidente de l'assemblée nationale Christine Razanamahasoa, ex-soutien du président de la République sortant et candidat Andry Rajoelina, a demandé jeudi la suspension du scrutin, provoquant un véritable séisme politique dans le pays.
La commission électorale malgache (Ceni) est accusée par les candidats de l'opposition (qui font front commun contre « TGV ») d'être inféodée à Andry Rajoelina, pris au coeur d'une affaire portant sur sa double nationalité malgache et française et qui refuse de reporter l'élection.
Samedi, le Haut Responsable de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la sécurité Josep Borrel a publié sur X une « déclaration sur la situation pré-électorale » à Madagascar dans laquelle « l'Union européenne exprime ses fortes inquiétudes face au climat politique qui prévaut depuis plusieurs semaines ».
« L'UE appelle toutes les forces politiques et sociales à agir de manière pacifique » et « réitère son appel aux autorités à garantir l'égalité des chances de tous les candidats », mentionne Josep Borrel.
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