L’Union des Femmes Réunionnaises dénonce une "abomination" après le retour du débat sur la réouverture des maisons closes

L’Union des Femmes Réunionnaises (UFR) monte au créneau après le retour, porté par le Rassemblement national, de la proposition visant à rouvrir les maisons closes en France. L’association féministe juge cette idée "rétrograde" et "indécente", estimant qu’elle constitue une menace directe pour les droits et la dignité des femmes.
Selon l’UFR, les arguments avancés par l’extrême droite – encadrement, hygiène, sécurité ou encore régulation – "ne trompent personne". L’organisation affirme que derrière ces justifications se cache une volonté claire : rendre acceptable l’exploitation sexuelle des femmes en l’habillant d’un vernis institutionnel.
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"Derrière, il y a toujours la même logique : normaliser l’idée qu’une société peut institutionnellement organiser la mise à disposition du corps des femmes et régulariser l’exploitation des femmes plutôt que la combattre", dénonce l'UFR.
"Une capitulation, pas un débat de société"
Pour l’UFR, la réouverture des maisons closes ne constituerait pas seulement un retour en arrière, mais bien "une capitulation" face à la lutte pour l’émancipation des femmes. L’organisation estime que cette démarche institutionnaliserait une pratique qu’elle qualifie d’inacceptable.
L’association insiste : rouvrir des maisons closes reviendrait à pérenniser la domination des femmes et le commerce des corps, loin de toute idée de progrès social ou humain. "Ce n’est pas seulement un recul : c’est une honte, un recul barbare, une abomination", affirme l’UFR, qui promet de s’opposer fermement à tout projet allant dans ce sens.


