L'UFC-Que Choisir initie une action en justice contre la CISE

La mise en demeure n’ayant pas suffi, c’est au tribunal judiciaire de Saint-Denis que la CISE devra se justifier de la distribution d’eau impropre à la consommation. Cette action judiciaire a été initiée par l'UFC-Que choisir.
"Alors qu’en métropole, près de 98 % des consommateurs bénéficient d’une eau du robinet respectant les limites réglementaires de portabilité, et ce tout au long de l’année, sur l’île de la Réunion, c’est la moitié de la population qui est alimentée par des eaux présentant un niveau de qualité dégradée. L’un des distributeurs, la Cise Réunion, filiale du groupe Saur, délivre ainsi à plus de 80.000 habitants de 5 communes, depuis plus de cinq ans, une eau impropre à la consommation. La mise en demeure adressée par l’UFC-Que Choisir n’ayant pas fait entendre raison au distributeur, l’association lance aujourd’hui une action de groupe contre la Cise Réunion devant le Tribunal Judiciaire de Saint-Denis de la Réunion", peut-on lire sur [le site de l’association]urlblank:https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-eau-insalubre-sur-l-ile-de-la-reunion-l-ufc-que-choisir-lance-une-action-de-groupe-contre-la-cise-reunion-filiale-de-la-saur-n91742/ .
L’association de défense des consommateurs rappelle que l’accès à l’eau potable est un droit et qu’en tant que distributeur, la CISE Réunion a pour mission d’assurer sa distribution d’eau potable.
Des matières fécales dans l’eau
Si l’affaire se retrouve à présent devant les tribunaux, cela fait longtemps que l'UFC-Que Choisir interpelle la CISE sur ce sujet. L’association a déjà mis en demeure la compagnie sans résultat. Pour les besoins de son enquête, l'UFC-Que choisir a fait analyser l’eau dans 5 communes : Sainte-Marie, Saint-André, Salazie, Saint-Benoît et Les Avirons. Selon l’association, les résultats ont mis en évidence la non-conformité de l’eau, avec notamment la présence de bactéries fécales.
"En distribuant de façon récurrente une eau insalubre, la CISE Réunion s’éloigne de son obligation de résultat de distributeur d’eau potable. Cette situation oblige les abonnés à consommer quotidiennement de l’eau en bouteille ou à acheter des équipements coûteux alors que, pour leur part, ils s’acquittent de leur obligation en payant leurs factures d’eau", indique l’association sur son site.
L'UFC-Que Choisir a donc décidé d’initier une action de groupe en justice afin que les abonnés puissent obtenir le remboursement des bouteilles d’eau achetées depuis 5 ans, sur la base de 1,5 litre par personne et par jour, mais également le remboursement des factures d’eau réglées sur la même période.


