"Lorane était notre ti'gâtée" : au procès d’Abraham Bomela, le témoignage "digne et courageux" des parents de la fillette assassinée

Témoignant ensemble à la barre, Harry et Carole Bomela, les parents de la petite Lorane, ont redit que "personne ne les avait prévenus" du caractère violent de l’accusé.
Appelés à témoigner au deuxième jour du procès de l’assassin présumé de leur fille Lorane, 5 ans, Harry et Carole Bomela ont livré une déposition poignante aux jurés de la cour d’assises.
Toujours abasourdis par le malheur qui les a frappés ce 28 octobre 2023, quand leur fille a péri sous une quinzaine de coups de couteau, ils répètent que rien ne laissait envisager une telle issue lorsqu’ils avaient décidé, six mois auparavant, de confier l’enfant à Edith, la sœur de Harry.
"C'est après qu'on a appris les choses"
"Lorane aimait beaucoup aller chez sa tante. Comme on travaillait beaucoup, c’est elle qui la gardait les mercredis" raconte le couple. Sans avoir jamais songé qu’Abraham Bomela serait capable d’un tel accès de violence envers leur "rayon de soleil".
"Mais jamais personne de la famille ne nous a prévenus qu’il était violent ou qu’il frappait sa mère. C’est après le drame qu’on a appris les choses", raconte Carole.
Une fois encore, le couple dément catégoriquement avoir été informé qu’Abraham Bomela s’opposait à la venue de sa petite cousine chez sa mère.
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"Si j'avais su qu'il y avait un problème..."
"Quand je l’ai déposée ce jour-là, il était à sa fenêtre. Il n’a rien dit. Si j’avais su qu’il y avait un problème, jamais nous n’aurions laissé notre fille là-bas" souligne Harry Bomela, employé à la mairie de La Possession.
Déjà parents de grands enfants de précédentes unions, Harry et Carole Bomela étaient redevenus parents sur le tard, et la petite fille était choyée. "C’était notre ti’gâtée, une petite fille souriante, qui aimait la vie" reprennent les parents, qui s’interrogent : "Comment on peut enlever la vie d’un enfant comme ça ?"
"Lui, il est en vie"
Pour autant, le couple "laisse la justice faire son travail", sans laisser la colère s’exprimer. "Une attitude digne et courageuse", souligne l’avocate générale, alors que le moral du couple est encore mis à rude épreuve un peu plus tard, au moment de l’interrogatoire de l’accusé qui revendique toujours son acte, sans le moindre remords.
"On espère qu’il prendra le maximum, voire plus. Lui, il est en vie, alors que Lorane ne reviendra pas", conclut sa maman.


