L'OPMR veut "trouver des mesures qui vont plus cibler les salariés"

Une étude menée par l'INSEE et l'OPMR révèle l'impact sévère de la hausse des prix, en particulier des carburants et des produits alimentaires, sur les familles les plus modestes et les personnes âgées.
Les ménages les plus modestes et les personnes les plus âgées ont été plus durement impactés par la hausse des prix en 2022 et 2023. C’est ce que révèle une étude menée par l’INSEE en partenariat avec L’Observatoire des prix et des marges et des revenus de La Réunion (OPMR).
Les prix de l’énergie, notamment du carburant, ont explosé en 2022, ce qui a plus lourdement impacté les salariés aux plus bas revenus.
Les prix des carburants devraient, en plus, encore connaître une augmentation spectaculaire dans les prochaines années à La Réunion et dans les autres territoires ultramarins.
L’année suivante, ce sont les prix de l'alimentaire qui ont connu une forte augmentation, impactant à la fois le budget des familles les plus modestes et des personnes âgées, pour qui ce secteur de dépense compte pour beaucoup dans leur budget.
L'OPMR veut “mieux cibler les actions”
L’Observatoire des prix et des marges et des revenus entend exploiter les résultats de cette étude pour mieux cibler les actions à venir. “Pour nous, c’était important de pouvoir identifier les familles qui ont le plus subi l’inflation depuis 2022 (…) L’idée, c’est aussi de trouver des mesures qui vont plus cibler les salariés avec des revenus modestes, obligés d’utiliser leur voiture”, indique Jocelyn Cavillot, vice-président de l’OPMR.
Dépenses pré-engagées
L'OPMR pointe également le poids des dépenses pré-engagées mais avoue ne pas avoir les moyens de mener une quelconque action pour agir sur ce point. “La problématique du logement, des assurances, l’OPMR malheureusement n’a pas les moyens d’investiguer tout ça”.


