L’observatoire atmosphérique du Maïdo inauguré

Le Maïdo de nouveau à la Une. Cette fois-ci pour de bonnes raisons...scientifiques, qui feront de cet outil un moyen d'études poussées de l'atmosphère.
L’année 2010 avait été marquée par le démarrage effectif de la construction de l’observatoire atmosphérique du Maïdo. Le chantier avait débuté en juin par la construction de la voie d’accès depuis le parking du site du Maïdo, non loin du Belvédère. La mise en place de la ligne électrique depuis les hauts de Petite France avait été ensuite effectuée, pour, faut-il le rappeler, une implantation en plein coeur du Parc national.
L’incendie d’octobre 2010 sur le massif a induit un retard de plusieurs mois, décalant la mise sous tension de la ligne électrique et donc les travaux de construction du bâtiment dont le gros œuvre avait débuté en février 2011.
Le nouvel incendie sur le massif en octobre 2011 a induit de nouveaux retards dans le second œuvre. En mars 2012, le bâtiment était enfin en voie de finition, la réception des différentes parties devant être effectuée à partir de mai, pour un début de l’installation des instruments en juin. Installé depuis juillet, c'est officiellement ce matin que le coupé de ruban a eu lieu.
Monter très haut pour s'affranchir de la pollution lumineuse
A 2200 mètres d’altitude, ce bâtiment est destiné à abriter les instruments de l’OPAR (l'Observatoire de Physique de l'Atmosphère de La Réunion) qui sont actuellement sur le site de l’Université à Saint-Denis.
Ce site présente un intérêt majeur pour l’étude de la stratosphère tropicale car sa position en latitude est particulièrement intéressante mais aussi, son altitude permet, en s’affranchissant de la couche limite fortement chargée en vapeur d’eau, d’améliorer considérablement la qualité des mesures par télédétection. Il présente un intérêt tout aussi important pour l’étude et le suivi de la composition chimique de la troposphère.
Il faut savoir que le fonctionnement de la plupart des instruments de télédétection (FTIR, radiomètres, lidar) est perturbé par les effets négatifs de la couche limite tropicale (humidité, pollution, lumière etc.) Cet inconvénient sera résolu par la construction de la station d’altitude implantée au piton Maïdo.


